9 • Spectrométrie d’absorption de l’ultraviolet et du visible
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On se contente quelquefois de préparer une seule solution étalon. Dans ce cas on prépare
une solution de référence dont la concentration c R est telle que son absorbance A R est
légèrement supérieure à celle que l’on attend de la solution inconnue A X (fig. 9.23).
On applique alors la formule suivante pour calculer c X :
c X = c R
A X
A R
(9.13)
absorbance
A X
C X
C X
A R
C R
0
Figure 9.23 Courbe d’étalonnage et cuves classiques en verre optique ou en verre de silice.
Si on se contente de préparer une seule solution de référence, ceci revient à considérer que la courbe d’étalonnage est une droite qui passe par l’origine. La précision
du résultat sera d’autant meilleure que la concentration inconnue sera proche de la
concentration de référence (le résultat est déterminé par interpolation).
Le calcul classique de la concentration d’un analyte par la relation 9.13 conduit à un
résultat erroné si l’échantillon contient une impureté (absente dans la solution de référence)
qui absorbe également à la longueur d’onde de mesure. Aussi, fait-on assez souvent appel à
une méthode baptisée analyse de confirmation .
On part de la constatation que pour tout composé pur, le rapport des coefficients d’absorption, déterminés à deux longueurs d’onde, est constant. Il est caractéristique du composé. Donc, si on effectue une ou deux mesures d’absorbance supplémentaires, décalées
de quelques nanomètres par rapport à la mesure originale, on pourra calculer les rapports
d’absorbance de la solution échantillon et les comparer à ceux qui auront été établis de la
même façon avec un témoin pur. Si ces rapports sont différents, on en déduira qu’il y a une
impureté. Le calcul de la concentration sera donc peu fiable dans ce cas.
Partant de ce principe, il est possible de contrôler l’homogénéité des pics d’élution en
chromatographie liquide, à condition de disposer d’un détecteur UV permettant la mesure
simultanée de l’absorbance à plusieurs longueurs d’onde (un détecteur à barrettes de diodes,
par exemple). Toute variation, au cours de l’élution d’un constituant, du rapport des absorbances à deux longueurs d’onde, témoigne qu’il s’agit d’un mélange de composés sortant
simultanément de la colonne (fig. 9.24). Cette méthode est cependant mise en défaut en cas
de coélution parfaite de deux composés.
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