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Partie 2 • Méthodes spectrométriques
Le terme de colorimétrie vient de ce que les premiers dosages effectués dans ce domaine,
bien avant l’invention des spectrophotomètres, se faisaient avec de la lumière naturelle (lumière blanche) et sans appareil particulier, par comparaison visuelle directe de la coloration
de l’échantillon dosé avec celle de témoins de concentrations connues.
Les deux situations qui se présentent le plus souvent sont les suivantes :
➤ Le composé à doser est présent dans une matrice dont certains constituants absorbent
dans le même domaine spectral : la mesure directe de l’absorbance due au seul composé
est donc impossible (fig. 9.22a). Pour contourner cette difficulté, on transforme de façon
spécifique le composé par une réaction totale en un dérivé dont la courbe d’absorption se
situe dans une région libre de toute interférence avec la matrice (fig. 9.22, courbe b).
➤ Le composé à doser n’a pas de chromophore exploitable à l’état brut : on fait apparaître, ici encore, un chromophore de remplacement en dérivant l’espèce initiale suivant
le même principe (fig. 9.22, courbes c et d).
absorbance
absorbance
longueurs d'onde
longueurs d'onde
composé + réactif spécifique
dérivé
300
300
400
400
500
500
600 nm
600 nm
c
d
a
b
chromophore
correspondant
au dérivé
spécifique
Figure 9.22 Illustration de deux situations fréquemment rencontrées.
Un composé masqué dans un mélange ou bien ne présentant pas d’absorption nette
peut néanmoins être dosé par colorimétrie en faisant appel à une transformation chimique qui le transforme en un dérivé exempt d’interférences.
En colorimétrie, on préfère baser la mesure d’absorbance sur un chromophore situé vers
les grandes longueurs d’onde, car on diminue le risque de superposition des absorptions
propres aux différents composés. D’autre part, quand on fait précéder la mesure d’une réaction, il arrive qu’on ne connaisse pas la structure exacte du dérivé coloré dont on mesure
l’absorbance ; néanmoins, en supposant que la réaction impliquée est quantitative, son coefficient molaire d’absorption est accessible à partir de la concentration molaire du composé
utilisé en référence.
9.11 ANALYSE D’UN SEUL ANALYTE ET CONTRÔLE DE PURETÉ
Pratiquement, on commence par construire une courbe d’étalonnage A = f (c) à partir
de solutions de concentrations connues du composé à doser, soumises au même traitement
que l’échantillon. Cette courbe, le plus souvent assimilable à une droite pour les solutions
diluées, permet de déduire la concentration c X de la solution inconnue.
Partie 2 • Méthodes spectrométriques
Le terme de colorimétrie vient de ce que les premiers dosages effectués dans ce domaine,
bien avant l’invention des spectrophotomètres, se faisaient avec de la lumière naturelle (lumière blanche) et sans appareil particulier, par comparaison visuelle directe de la coloration
de l’échantillon dosé avec celle de témoins de concentrations connues.
Les deux situations qui se présentent le plus souvent sont les suivantes :
➤ Le composé à doser est présent dans une matrice dont certains constituants absorbent
dans le même domaine spectral : la mesure directe de l’absorbance due au seul composé
est donc impossible (fig. 9.22a). Pour contourner cette difficulté, on transforme de façon
spécifique le composé par une réaction totale en un dérivé dont la courbe d’absorption se
situe dans une région libre de toute interférence avec la matrice (fig. 9.22, courbe b).
➤ Le composé à doser n’a pas de chromophore exploitable à l’état brut : on fait apparaître, ici encore, un chromophore de remplacement en dérivant l’espèce initiale suivant
le même principe (fig. 9.22, courbes c et d).
absorbance
absorbance
longueurs d'onde
longueurs d'onde
composé + réactif spécifique
dérivé
300
300
400
400
500
500
600 nm
600 nm
c
d
a
b
chromophore
correspondant
au dérivé
spécifique
Figure 9.22 Illustration de deux situations fréquemment rencontrées.
Un composé masqué dans un mélange ou bien ne présentant pas d’absorption nette
peut néanmoins être dosé par colorimétrie en faisant appel à une transformation chimique qui le transforme en un dérivé exempt d’interférences.
En colorimétrie, on préfère baser la mesure d’absorbance sur un chromophore situé vers
les grandes longueurs d’onde, car on diminue le risque de superposition des absorptions
propres aux différents composés. D’autre part, quand on fait précéder la mesure d’une réaction, il arrive qu’on ne connaisse pas la structure exacte du dérivé coloré dont on mesure
l’absorbance ; néanmoins, en supposant que la réaction impliquée est quantitative, son coefficient molaire d’absorption est accessible à partir de la concentration molaire du composé
utilisé en référence.
9.11 ANALYSE D’UN SEUL ANALYTE ET CONTRÔLE DE PURETÉ
Pratiquement, on commence par construire une courbe d’étalonnage A = f (c) à partir
de solutions de concentrations connues du composé à doser, soumises au même traitement
que l’échantillon. Cette courbe, le plus souvent assimilable à une droite pour les solutions
diluées, permet de déduire la concentration c X de la solution inconnue.
