9 • Spectrométrie d’absorption de l’ultraviolet et du visible
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9.5.3 Effet du pH
Le pH du milieu dans lequel est dissous l’analyte peut avoir un effet important sur le spectre.
Parmi les composés qui manifestent cet effet de manière spectaculaire, on trouve les indicateurs colorés dont le changement de couleur est mis à profit au cours de dosages acidimétriques (fig. 9.8). C’est ainsi qu’on peut repérer les points d’équivalence.
pH
240
0,2
0,4
320
400
480
560
Absorbance
Longueurs d'onde (nm)
10,5
9,0
7,5
6
O
O
O
O
O
O
HO
OH
-
-
pH > 8
Figure 9.8 Effet du pH sur une solution de phénolphtaléine.
Ce composé est incolore pour des pH inférieurs à 8 et rose vif pour des pH supérieurs
à 9,5. Le graphe présenté ici en perspective montre bien que pour des pH acides il n’y
a pas d’absorption dans la partie visible du spectre. En revanche, c’est l’absorption vers
500 nm qui apparaît quand le pH devient alcalin, qui est responsable de la couleur
bien connue de ce composé. On notera pour cet exemple, la modification des liaisons
chimiques selon le pH.
9.6 RÈGLES DE WOODWARD-FIESER
L’analyse structurale à partir des spectres électroniques est assez problématique, dans la
mesure où leur relative simplicité a pour corollaire un faible apport d’informations. Il y a
une soixantaine d’années cependant, avant l’arrivée des techniques plus puissantes d’identification que nous connaissons maintenant, la spectrométrie UV/Visible a été utilisée dans
ce but. L’étude des spectres d’un grand nombre de molécules a permis d’établir des corrélations entre structures et positions des maxima d’absorption. Les plus connues sont les règles
empiriques, dues à Woodward, à Fieser et à Scott, qui concernent les composés carbonylés
insaturés, les diènes ou les stéroïdes. À partir de tableaux rassemblant, sous forme d’incréments, divers facteurs et particularités de structure, on peut prévoir la position de la bande
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