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Partie 2 • Méthodes spectrométriques
(fig. 9.5). La position de la bande d’absorption sur le spectre est fonction du potentiel d’ionisation du donneur et de l’affinité électronique de l’accepteur ; la valeur de ´ est en général
très grande.
+
+
Donneur
Donneur
Accepteur
Accepteur
E
E
BV
BV
HO
HO
BV
BV
HO
HO
juxtaposition de D et A
(D/A)
(A)
(D)
apparition d'un complexe D/A
hν
+
-
Figure 9.5 Représentation énergétique d’une interaction donneur/accepteur.
L’état excité est supposé être essentiellement sous forme ionique.
Transition d → d. De nombreux sels inorganiques, comportant des électrons engagés
dans des orbitales moléculaires d, conduisent à des transitions de faible absorptivité situées
dans le domaine visible, responsables de colorations. Ainsi les solutions des sels métalliques
de titane (Ti(H 2 O) 6 ]
+++ ou de cuivre [Cu(H 2 O) 6 ]
++ sont bleues, le permanganate de potassium donne des solutions violettes, etc..
9.4 GROUPEMENTS CHROMOPHORES
Les groupes fonctionnels des composés organiques (cétones, amines, dérivés nitrés, etc.)
responsables de l’absorption en UV/VIS sont appelés groupements chromophores (tab. 9.1).
Une espèce formée d’un squelette carboné transparent dans le proche UV et porteur d’un
ou de plusieurs chromophores constitue un chromogène.
Tableau 9.1 Chromophores caractéristiques de quelques groupements azotés.
Nom
Chromophore
lmax (nm)
´max
(L · mol −1 · cm −1 )
amine
−NH 2
195
3 000
oxime
= NOH
190
5 000
nitro
– NO 2
210
3 000
nitrite
– ONO
230
1 500
nitrate
– ONO 2
270
12
nitroso
−N = O
300
100
➤ Chromophores isolés : pour une série de molécules possédant le même chromophore,
la position et l’intensité des bandes d’absorption restent sensiblement constantes. Si une
molécule possède plusieurs chromophores isolés, c’est-à-dire n’interagissant pas l’un sur
l’autre parce que séparés par au moins deux liaisons simples, on observe la superposition
des effets de chacun des chromophores individuels.
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