8 • Électrophorèse capillaire et électrochromatographie
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flux
flux
électrophorèse capillaire
chromatographie liquide
tube ouvert, diam. 50 - 150 µm
colonne remplie, diam. 2 - 4 mm
Figure 8.12 Comparaison des effets conjugués de la diffusion et du mode
de progression de la phase mobile en ECHP et en CLHP.
La diffusion qui croît comme le carré du diamètre du tube est donc plus petite en
électrophorèse qu’en chromatographie liquide, surtout s’il s’agit en plus de composés
de masse moléculaire élevée. D’autre part, en EC, l’électrolyte est tracté par la paroi,
alors qu’il est poussé en ECHP, autrement dit en EC le profil du flux hydrodynamique est
plan, presque parfait et non parabolique comme en CLHP.
8.6 ÉLECTROCHROMATOGRAPHIE CAPILLAIRE (ECC)
En associant l’électromigration des ions, propre à l’électrophorèse, et les effets du partage
entre phases, propre à la chromatographie, on a développé sur ce concept, une méthode
originale de séparation miniaturisée baptisée électrochromatographie capillaire.
La mise en œuvre nécessite un capillaire rempli avec une phase stationnaire constituée par
des particules de très petit diamètre (1 à 3mm). Il peut s’agir de particules à base de silice
ou de polymères polaires ou de diverses structures poreuses continues (colonnes monolithiques). Le rôle de la phase stationnaire est double : elle agit comme un matériau retenant
plus ou moins les composés (ex. RP-18) et, en outre, elle aide à la migration de l’électrolyte
(fig. 8.13). Il faut donc qu’il subsiste, sur la surface externe des particules, suffisamment de
groupements polaires (silanols par exemple) pour produire un flux électro-osmotique, afin
que le remplissage se comporte de façon analogue à la paroi d’un capillaire non traité.
En électrochromatographie, il n’y a pas de perte de charge : chaque ion H 3 O
+ migre
de lui-même sous l’effet du champ électrique, la pompe devient donc inutile, alors qu’en
chromatographie liquide, il en faudrait une travaillant sous une pression de près d’un millier
de bars pour faire passer la phase mobile au travers d’une telle colonne.
Un changement de composition de la phase mobile intervient à la fois sur le flux électroosmotique et sur la sélectivité.
Le facteur de séparation est très élevé mais un certain nombre de problèmes demeurent,
dont l’effet des modifiants organiques sur le flux électro-osmotique et le contrôle précis du
volume d’échantillon introduit dans le capillaire.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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électrophorèse capillaire
chromatographie liquide
tube ouvert, diam. 50 - 150 µm
colonne remplie, diam. 2 - 4 mm
Figure 8.12 Comparaison des effets conjugués de la diffusion et du mode
de progression de la phase mobile en ECHP et en CLHP.
La diffusion qui croît comme le carré du diamètre du tube est donc plus petite en
électrophorèse qu’en chromatographie liquide, surtout s’il s’agit en plus de composés
de masse moléculaire élevée. D’autre part, en EC, l’électrolyte est tracté par la paroi,
alors qu’il est poussé en ECHP, autrement dit en EC le profil du flux hydrodynamique est
plan, presque parfait et non parabolique comme en CLHP.
8.6 ÉLECTROCHROMATOGRAPHIE CAPILLAIRE (ECC)
En associant l’électromigration des ions, propre à l’électrophorèse, et les effets du partage
entre phases, propre à la chromatographie, on a développé sur ce concept, une méthode
originale de séparation miniaturisée baptisée électrochromatographie capillaire.
La mise en œuvre nécessite un capillaire rempli avec une phase stationnaire constituée par
des particules de très petit diamètre (1 à 3mm). Il peut s’agir de particules à base de silice
ou de polymères polaires ou de diverses structures poreuses continues (colonnes monolithiques). Le rôle de la phase stationnaire est double : elle agit comme un matériau retenant
plus ou moins les composés (ex. RP-18) et, en outre, elle aide à la migration de l’électrolyte
(fig. 8.13). Il faut donc qu’il subsiste, sur la surface externe des particules, suffisamment de
groupements polaires (silanols par exemple) pour produire un flux électro-osmotique, afin
que le remplissage se comporte de façon analogue à la paroi d’un capillaire non traité.
En électrochromatographie, il n’y a pas de perte de charge : chaque ion H 3 O
+ migre
de lui-même sous l’effet du champ électrique, la pompe devient donc inutile, alors qu’en
chromatographie liquide, il en faudrait une travaillant sous une pression de près d’un millier
de bars pour faire passer la phase mobile au travers d’une telle colonne.
Un changement de composition de la phase mobile intervient à la fois sur le flux électroosmotique et sur la sélectivité.
Le facteur de séparation est très élevé mais un certain nombre de problèmes demeurent,
dont l’effet des modifiants organiques sur le flux électro-osmotique et le contrôle précis du
volume d’échantillon introduit dans le capillaire.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
