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Partie 1 • Méthodes séparatives
volume d’élution ont une allure sigmoïdale, mais en faisant des mélanges de phases stationnaires de porosités différentes, on obtient des colonnes mixtes donnant une réponse
pratiquement linéaire sur une large plage de masses. Ces courbes restent néanmoins assez
indicatives dans la mesure où tailles et masses ne sont pas des paramètres étroitement liés
lorsqu’on passe d’un polymère à un autre.
Tableau 7.1 Domaine de perméation (Da) de trois hydrogels en fonction des standards choisis.
Étalon
G2000 pores 12,5 nm
G3000 pores 25 nm
G4000 pores 45 nm
Protéine globulaire
5 000 - 100 000
10 000 - 500 000
20 000 - 7 000 000
Dextrane
1 000 - 30 000
2 000 - 70 000
4 000 - 500 000
Polyéthylèneglycol
500 - 15 000
1 000 - 35 000
2 000 - 250 000
7.4 INSTRUMENTATION
Le matériel est comparable à celui qui est employé en CLHP si ce n’est que les colonnes
ont des volumes plus importants. Pour améliorer la résolution il est assez courant de mettre
en série deux ou trois colonnes aux porosités complémentaires.
Le détecteur le plus employé est le réfractomètre différentiel. Pour les polymères, la
variation d’indice de réfraction étant généralement indépendante de la masse moléculaire,
ce détecteur est considéré comme universel. D’autres détecteurs sont parfois ajoutés au
réfractomètre. Ils sont basés sur l’absorption lumineuse (détecteur UV) la diffusion de la
lumière (fig. 7.4) et la viscosimétrie. Ils donnent des indications complémentaires sur les
composés séparés.
G 4000
G 4000
colonne
diazote
photodiode
source laser
nébuliseur
40/
250°C
évaporateur
Figure 7.4 Détecteur à diffusion de la lumière.
La phase mobile en sortie de colonne est transformée, sous l’effet d’un courant de diazote, en un
brouillard par un dispositif d’atomisation de géométrie adaptée. Lorsqu’un composé est élué, les
gouttelettes, en s’évaporant, abandonnent en suspension de fines particules. Éclairées par une source
laser elles diffusent la lumière par effet Tyndall (ce
qui se passe est comparable à la diffusion de la lumière que l’on observe avec les phares d’une voiture par temps de brouillard). Le signal émis par la
photodiode est en rapport avec la concentration du
composé ainsi éclairé. Les facteurs de réponses sont
très voisins quel que soit le composé. Ce détecteur
n’est évidemment pas utilisable pour les composés
volatils à la température de la zone chauffée.
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