Chapitre 1 • Compléments d’algèbre linéaire
32
Conseils
On commence par l'implication qui paraît
la plus facile.
Puisqu'on veut montrer un résultat qui
s'exprime par une négation, on essaie de
raisonner par l'absurde.
Cf. Algèbre PCSI-PTSI, § 8.2.3 2) Prop.2.
On décompose C en blocs, comme pour J.
Calcul de produits par blocs.
La matrice C =
0
0
0 I n−r
n'est pas la
matrice nulle, car n − r 1, puisque
r < n.
Solution
• (2) ⇒ (1) :
Supposons qu'il existe B ∈ M n (K ) − {0} telle que AB = B A = 0.
Raisonnons par l'absurde : supposons A ∈ GL n (K ).
Alors : B = (A
−1 A)B = A
−1
(AB) = A
−1 0 = 0, contradiction.
On conclut : A /
∈ GL n (K ).
• (1) ⇒ (2) :
On suppose : A /
∈ GL n (K ).
Notons r = rg (A). On a donc : r < n.
D'après le Cours, il existe P,Q ∈ GL n (K ) telles que A = P J Q, où :
J =
I r 0
0 0
.
Soit B ∈ M n (K ). Notons C = Q B P, de sorte que B = Q
−1 C P
−1
.
On a alors :
AB = 0
B A = 0
⇐⇒
P J Q Q
−1 C P
−1
= 0
Q
−1 C P
−1 P J Q = 0
⇐⇒
P JC P
−1
= 0
Q
−1 C J Q = 0
⇐⇒
J C = 0
C J = 0.
Notons C =
R S
T U
,
où R ∈ M r (K ), S ∈ M r,n−r (K ), T ∈ M n−r,r (K ), U ∈ M n−r (K ).
On a alors :
J C = 0
C J = 0
⇐⇒
I r 0
0 0
R S
T U
=
0 0
0 0
R S
T U
I r 0
0 0
=
0 0
0 0
⇐⇒
R S
0 0
=
0 0
0 0
R 0
T 0
=
0 0
0 0
⇐⇒
R = 0
S = 0
T = 0.
En notant C =
0
0
0 I n−r
, on a donc J C = C J = 0, d'où AB = B A = 0.
De plus, si B = 0, alors C = Q B P = 0, contradiction.
On conclut :
∃ B ∈ M n (K ) − {0}, AB = B A = 0.
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Conseils
On commence par l'implication qui paraît
la plus facile.
Puisqu'on veut montrer un résultat qui
s'exprime par une négation, on essaie de
raisonner par l'absurde.
Cf. Algèbre PCSI-PTSI, § 8.2.3 2) Prop.2.
On décompose C en blocs, comme pour J.
Calcul de produits par blocs.
La matrice C =
0
0
0 I n−r
n'est pas la
matrice nulle, car n − r 1, puisque
r < n.
Solution
• (2) ⇒ (1) :
Supposons qu'il existe B ∈ M n (K ) − {0} telle que AB = B A = 0.
Raisonnons par l'absurde : supposons A ∈ GL n (K ).
Alors : B = (A
−1 A)B = A
−1
(AB) = A
−1 0 = 0, contradiction.
On conclut : A /
∈ GL n (K ).
• (1) ⇒ (2) :
On suppose : A /
∈ GL n (K ).
Notons r = rg (A). On a donc : r < n.
D'après le Cours, il existe P,Q ∈ GL n (K ) telles que A = P J Q, où :
J =
I r 0
0 0
.
Soit B ∈ M n (K ). Notons C = Q B P, de sorte que B = Q
−1 C P
−1
.
On a alors :
AB = 0
B A = 0
⇐⇒
P J Q Q
−1 C P
−1
= 0
Q
−1 C P
−1 P J Q = 0
⇐⇒
P JC P
−1
= 0
Q
−1 C J Q = 0
⇐⇒
J C = 0
C J = 0.
Notons C =
R S
T U
,
où R ∈ M r (K ), S ∈ M r,n−r (K ), T ∈ M n−r,r (K ), U ∈ M n−r (K ).
On a alors :
J C = 0
C J = 0
⇐⇒
I r 0
0 0
R S
T U
=
0 0
0 0
R S
T U
I r 0
0 0
=
0 0
0 0
⇐⇒
R S
0 0
=
0 0
0 0
R 0
T 0
=
0 0
0 0
⇐⇒
R = 0
S = 0
T = 0.
En notant C =
0
0
0 I n−r
, on a donc J C = C J = 0, d'où AB = B A = 0.
De plus, si B = 0, alors C = Q B P = 0, contradiction.
On conclut :
∃ B ∈ M n (K ) − {0}, AB = B A = 0.
