4.1 Paléoenvironnements et diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
à plusieurs kilomètres de distance. D’autres arbres, même si la propagation naturelle était possible à partir de zones refuges, ont bénéficié
du transport par les hommes. C’est le cas par exemple du platane qui
aurait retrouvé le chemin de l’Europe occidentale, depuis la Grèce, dans
les bagages des Romains. Il en serait de même pour le noyer rapporté des
Balkans et le cyprès ramené d’Asie mineure toujours par les Romains.
On a mis en évidence les voix de recolonisation empruntées par la
flore et la faune après la période glaciaire. Une voie de recolonisation
part de la péninsule Ibérique jusqu’en Grande-Bretagne et jusqu’au
sud de la Scandinavie pour des espèces telles que l’ours brun et les
lapins. La barrière des Alpes aurait retardé ou empêché la dispersion
de nombreuses espèces qui avaient trouvé refuge dans la péninsule
italienne. La comparaison de ces voies de colonisation met en évidence
l’existence de zones dites de «suture» qui sont les zones de rencontre
et d’hybridation de populations d’une même espèce qui ont recolonisé
l’Europe à partir de zones refuges différentes (figure 4.3).
Figure 4.3 Principales zones refuges et voies de recolonisation
postglaciaires en Europe (d’après Taberlet et al., 1998).
ZONES REFUGES
en période glaciaire
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
à plusieurs kilomètres de distance. D’autres arbres, même si la propagation naturelle était possible à partir de zones refuges, ont bénéficié
du transport par les hommes. C’est le cas par exemple du platane qui
aurait retrouvé le chemin de l’Europe occidentale, depuis la Grèce, dans
les bagages des Romains. Il en serait de même pour le noyer rapporté des
Balkans et le cyprès ramené d’Asie mineure toujours par les Romains.
On a mis en évidence les voix de recolonisation empruntées par la
flore et la faune après la période glaciaire. Une voie de recolonisation
part de la péninsule Ibérique jusqu’en Grande-Bretagne et jusqu’au
sud de la Scandinavie pour des espèces telles que l’ours brun et les
lapins. La barrière des Alpes aurait retardé ou empêché la dispersion
de nombreuses espèces qui avaient trouvé refuge dans la péninsule
italienne. La comparaison de ces voies de colonisation met en évidence
l’existence de zones dites de «suture» qui sont les zones de rencontre
et d’hybridation de populations d’une même espèce qui ont recolonisé
l’Europe à partir de zones refuges différentes (figure 4.3).
Figure 4.3 Principales zones refuges et voies de recolonisation
postglaciaires en Europe (d’après Taberlet et al., 1998).
ZONES REFUGES
en période glaciaire
