3.5 Quelques grandes étapes dans la diversification du monde vivant
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
les anthropoïdes actuels on reconnaît deux lignées: celle Hylobatidés
(gibbons des forêts d’Extrême-Orient), et celle des Hominoïdés dont
les représentants actuels sont l’orang-outang (Pongidés), le gorille, le
chimpanzé et l’homme (Hominidés). La découverte récente de fossiles
de primates anthropoïdes en Asie, laisse penser que la divergence des
lignées asiatiques et africaines aurait eu lieu il y a au moins 35 Ma. La
divergence entre les hommes et les chimpanzés remonte à environ
5 Ma, mais on ne dispose pas de beaucoup d’informations pour la
période 5 à 14 Ma. Toujours est-il que l’homme et les grands singes
africains sont fortement apparentés selon les analyses génétiques.
Les plus anciens fossiles de la lignée humaine connus à ce jour sont
des Australopithecus de 4 Ma. Plusieurs espèces ont coexisté en Afrique
entre – 4 et – 3 Ma. Puis entre – 2,5 et – 1 Ma on trouve, en Afrique
toujours, des Paranthropus, proche des Australopithèques, mais qui ne
sont pas à l’origine de l’Homo sapiens. Il s’agirait peut-être d’une
«autre expérience» des voies de l’évolution. Les plus anciens représentants du genre Homo seraient apparus en Afrique vers – 2 Ma. Ils
sont donc contemporains des derniers Paranthropus. Plusieurs espèces
du genre Homo ont été identifiées en Afrique, dont Homo habilis qui
disparaît vers – 1,6 Ma et Homo ergaster qui serait parti à la conquête
de l’Asie et de l’Europe il y a 1,7 Ma. Il se disperse en Afrique et en
Asie où il évolue: H. neanderthalis en Europe et en Asie centrale,
Homo erectus et homme de Solo en Asie et à Java, Homo sapiens en
Afrique. On peut y ajouter les petits hommes de Flores, probablement
des descendants d’Homo erectus, connus d’une île isolée à l’est de
Java. H. sapiens aurait à son tour colonisé l’Europe (homme de CroMagnon). Les données récentes de la biologie moléculaire incitent à
penser que H. sapiens et H. neanderthalis ont coexisté en Europe occidentale et au Moyen-Orient entre 100 000 et 30 000 ans avant nos
jours. C’étaient très vraisemblablement deux espèces différentes qui
ne pouvaient se reproduire entre elles. H. neanderthalis a disparu il y a
25 000 à 30 000 ans, l’homme de Solo il y a 27 000 ans et l’homme de
Florès il y a 18 000 ans. Ainsi, pendant des dizaines de milliers d’années,
quelques espèces d’«hommes» ont cohabité sur terre. Ils maîtrisaient
le feu et disposaient de technologies et de cultures propres. Les Homo
neanderthalis, comme les H. sapiens, enterraient leurs morts depuis au
moins 100 000 ans. L’homme de Neanderthal est notamment à l’origine
de la culture dite du Moustérien. Malgré leur différence biologique,
ces deux espèces auraient pu échanger outils et techniques.
L’histoire de l’homme apparaît plutôt buissonnante que linéaire. Des
espèces «d’hommes» différentes sont apparues et ont disparu. Leur
degré de parenté est difficile à établir pour l’instant, mais ces espèces
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
les anthropoïdes actuels on reconnaît deux lignées: celle Hylobatidés
(gibbons des forêts d’Extrême-Orient), et celle des Hominoïdés dont
les représentants actuels sont l’orang-outang (Pongidés), le gorille, le
chimpanzé et l’homme (Hominidés). La découverte récente de fossiles
de primates anthropoïdes en Asie, laisse penser que la divergence des
lignées asiatiques et africaines aurait eu lieu il y a au moins 35 Ma. La
divergence entre les hommes et les chimpanzés remonte à environ
5 Ma, mais on ne dispose pas de beaucoup d’informations pour la
période 5 à 14 Ma. Toujours est-il que l’homme et les grands singes
africains sont fortement apparentés selon les analyses génétiques.
Les plus anciens fossiles de la lignée humaine connus à ce jour sont
des Australopithecus de 4 Ma. Plusieurs espèces ont coexisté en Afrique
entre – 4 et – 3 Ma. Puis entre – 2,5 et – 1 Ma on trouve, en Afrique
toujours, des Paranthropus, proche des Australopithèques, mais qui ne
sont pas à l’origine de l’Homo sapiens. Il s’agirait peut-être d’une
«autre expérience» des voies de l’évolution. Les plus anciens représentants du genre Homo seraient apparus en Afrique vers – 2 Ma. Ils
sont donc contemporains des derniers Paranthropus. Plusieurs espèces
du genre Homo ont été identifiées en Afrique, dont Homo habilis qui
disparaît vers – 1,6 Ma et Homo ergaster qui serait parti à la conquête
de l’Asie et de l’Europe il y a 1,7 Ma. Il se disperse en Afrique et en
Asie où il évolue: H. neanderthalis en Europe et en Asie centrale,
Homo erectus et homme de Solo en Asie et à Java, Homo sapiens en
Afrique. On peut y ajouter les petits hommes de Flores, probablement
des descendants d’Homo erectus, connus d’une île isolée à l’est de
Java. H. sapiens aurait à son tour colonisé l’Europe (homme de CroMagnon). Les données récentes de la biologie moléculaire incitent à
penser que H. sapiens et H. neanderthalis ont coexisté en Europe occidentale et au Moyen-Orient entre 100 000 et 30 000 ans avant nos
jours. C’étaient très vraisemblablement deux espèces différentes qui
ne pouvaient se reproduire entre elles. H. neanderthalis a disparu il y a
25 000 à 30 000 ans, l’homme de Solo il y a 27 000 ans et l’homme de
Florès il y a 18 000 ans. Ainsi, pendant des dizaines de milliers d’années,
quelques espèces d’«hommes» ont cohabité sur terre. Ils maîtrisaient
le feu et disposaient de technologies et de cultures propres. Les Homo
neanderthalis, comme les H. sapiens, enterraient leurs morts depuis au
moins 100 000 ans. L’homme de Neanderthal est notamment à l’origine
de la culture dite du Moustérien. Malgré leur différence biologique,
ces deux espèces auraient pu échanger outils et techniques.
L’histoire de l’homme apparaît plutôt buissonnante que linéaire. Des
espèces «d’hommes» différentes sont apparues et ont disparu. Leur
degré de parenté est difficile à établir pour l’instant, mais ces espèces
