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3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
manifeste alors. La faune de Burgess en Colombie britannique, popularisée par le paléontologue J. Gould, date d’un peu plus de 500 Ma.
On y trouve en particulier des vers, des mollusques, des arthropodes
divers, et un chordé (Pikaia), ancêtre possible des vertébrés. Outre ces
formes apparentées aux formes actuelles, il existe des formes inclassables dont certaines appartiennent probablement à des embranchements
éteints. Cette faune de Burgess nous renseigne également sur l’apparition
de l’hétérotrophie et des premières communautés liées par des chaînes
alimentaires. C’est l’époque des premiers prédateurs.
La comparaison de tous ces organismes révèle l’existence d’une bien
plus grande diversité de plans d’organisation anatomiques que celle que
l’on peut observer actuellement. Différents arguments ont été avancés
pour expliquer ce phénomène:
• De multiples combinaisons génomiques étaient alors possibles parce
que le génome des animaux pluricellulaires était moins complexe qu’il
ne l’est actuellement.
• Il existait de nombreuses niches écologiques inoccupées, situation
favorable à l’innovation évolutive.
L’histoire de la vie correspondrait ainsi au succès de quelques types
d’organisation à partir du stock initial beaucoup plus riche qui s’est
constitué lors de l’explosion cambrienne.
3.5.4 De la mer à la terre: un passage réussi
Une caractéristique fondamentale de la vie est de coloniser de nouveaux
habitats lorsqu’ils apparaissent, en s’adaptant aux nouvelles conditions
ainsi offertes. La conquête de la terre ferme par les organismes vivants
s’inscrit dans cette perspective, puisque les terres émergées apparaissent
progressivement sur une planète qui était jusque-là composée en
majeure partie par des océans. Les premières formes de vie à coloniser
les continents furent probablement les cyanobactéries capables de résister
aux rayons ultraviolets. Il n’en reste pas moins que la vie était encore
essentiellement aquatique au Cambrien comme en témoignent les fossiles.
Les premières formes de végétaux terrestres, plantes non vasculaires
dérivées des algues vertes, furent les Bryophytes (représentés aujourd’hui
par les sphaignes et les mousses). La colonisation de la terre ferme par
les végétaux qui s’en est suivie est avant tout une adaptation évolutive
remarquable. Les plantes terrestres n’ont pu survivre et croître que
parce qu’elles ont acquis des structures et des mécanismes adaptés au
nouveau milieu de vie et notamment:
3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
manifeste alors. La faune de Burgess en Colombie britannique, popularisée par le paléontologue J. Gould, date d’un peu plus de 500 Ma.
On y trouve en particulier des vers, des mollusques, des arthropodes
divers, et un chordé (Pikaia), ancêtre possible des vertébrés. Outre ces
formes apparentées aux formes actuelles, il existe des formes inclassables dont certaines appartiennent probablement à des embranchements
éteints. Cette faune de Burgess nous renseigne également sur l’apparition
de l’hétérotrophie et des premières communautés liées par des chaînes
alimentaires. C’est l’époque des premiers prédateurs.
La comparaison de tous ces organismes révèle l’existence d’une bien
plus grande diversité de plans d’organisation anatomiques que celle que
l’on peut observer actuellement. Différents arguments ont été avancés
pour expliquer ce phénomène:
• De multiples combinaisons génomiques étaient alors possibles parce
que le génome des animaux pluricellulaires était moins complexe qu’il
ne l’est actuellement.
• Il existait de nombreuses niches écologiques inoccupées, situation
favorable à l’innovation évolutive.
L’histoire de la vie correspondrait ainsi au succès de quelques types
d’organisation à partir du stock initial beaucoup plus riche qui s’est
constitué lors de l’explosion cambrienne.
3.5.4 De la mer à la terre: un passage réussi
Une caractéristique fondamentale de la vie est de coloniser de nouveaux
habitats lorsqu’ils apparaissent, en s’adaptant aux nouvelles conditions
ainsi offertes. La conquête de la terre ferme par les organismes vivants
s’inscrit dans cette perspective, puisque les terres émergées apparaissent
progressivement sur une planète qui était jusque-là composée en
majeure partie par des océans. Les premières formes de vie à coloniser
les continents furent probablement les cyanobactéries capables de résister
aux rayons ultraviolets. Il n’en reste pas moins que la vie était encore
essentiellement aquatique au Cambrien comme en témoignent les fossiles.
Les premières formes de végétaux terrestres, plantes non vasculaires
dérivées des algues vertes, furent les Bryophytes (représentés aujourd’hui
par les sphaignes et les mousses). La colonisation de la terre ferme par
les végétaux qui s’en est suivie est avant tout une adaptation évolutive
remarquable. Les plantes terrestres n’ont pu survivre et croître que
parce qu’elles ont acquis des structures et des mécanismes adaptés au
nouveau milieu de vie et notamment:
