3.4 L’adaptation: une propriété fondamentale des organismes vivants
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des gènes qui contrôlent les acteurs moléculaires précédents. Elles
concernent la différenciation et la prolifération cellulaire, la plasticité
de la morphogénèse et de la physiologie, le comportement ou la reproduction.
Une première réponse réside dans la plasticité des organismes. La
plasticité phénotypique correspond à la production par un seul génome
d’une diversité de réponses adaptatives qui seront soumises éventuellement à la sélection naturelle. Par exemple, une adaptation se caractérise
par une modification du phénotype en réponse à un signal spécifique
de son environnement, modification qui conduit à une amélioration de
fonctions biologiques telles que la croissance, la reproduction et/ou la
survie. Il s’agit de faire preuve de flexibilité, notamment dans l’utilisation des ressources nécessaires à la survie de l’espèce. L’adaptation au
niveau local peut donc être définie comme une augmentation, au sein
de la population considérée, de la fréquence des traits biologiques qui
assurent une meilleure survie ou un meilleur succès de la reproduction
dans les conditions particulières offertes par cet environnement.
Le comportement est une autre caractéristique du phénotype qui
présente, lui aussi, une grande plasticité. Les modifications du comportement sont presque toujours le premier pas vers des changements
évolutifs. Parmi les hypothèses qui mettent l’accent sur les interactions
entre l’évolution et les changements du comportement animal, il faut
mentionner la capacité d’apprentissage qui permet aux animaux
d’exploiter de nouvelles situations et d’avoir accès à de nouvelles
ressources. Imitation et apprentissage faciliteraient ainsi l’acquisition
de «nouveautés évolutives» et leur transmission au sein des populations concernées.
b) L’adaptation collective: la sélection naturelle
Grâce au polymorphisme génétique (chacun des individus appartenant
à une espèce est légèrement différent des autres sur le plan génétique)
les individus constituant une population peuvent répondre de manière
un peu différente aux contraintes de l’environnement. Le hasard génère
les variations (mutations) qui sont soumises ensuite au crible de la
sélection. C’est ce que Darwin a appelé la sélection naturelle par opposition à la sélection artificielle pratiquée par les éleveurs. Le principe
de la sélection naturelle implique deux processus complémentaires:
l’existence d’une variabilité génétique héréditaire, et un phénomène de
sélection des individus les plus performants sur le plan reproducteur
dans un type d’environnement donné. Lorsque les conditions se modifient, les génotypes qui produisent les phénotypes les plus aptes à
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des gènes qui contrôlent les acteurs moléculaires précédents. Elles
concernent la différenciation et la prolifération cellulaire, la plasticité
de la morphogénèse et de la physiologie, le comportement ou la reproduction.
Une première réponse réside dans la plasticité des organismes. La
plasticité phénotypique correspond à la production par un seul génome
d’une diversité de réponses adaptatives qui seront soumises éventuellement à la sélection naturelle. Par exemple, une adaptation se caractérise
par une modification du phénotype en réponse à un signal spécifique
de son environnement, modification qui conduit à une amélioration de
fonctions biologiques telles que la croissance, la reproduction et/ou la
survie. Il s’agit de faire preuve de flexibilité, notamment dans l’utilisation des ressources nécessaires à la survie de l’espèce. L’adaptation au
niveau local peut donc être définie comme une augmentation, au sein
de la population considérée, de la fréquence des traits biologiques qui
assurent une meilleure survie ou un meilleur succès de la reproduction
dans les conditions particulières offertes par cet environnement.
Le comportement est une autre caractéristique du phénotype qui
présente, lui aussi, une grande plasticité. Les modifications du comportement sont presque toujours le premier pas vers des changements
évolutifs. Parmi les hypothèses qui mettent l’accent sur les interactions
entre l’évolution et les changements du comportement animal, il faut
mentionner la capacité d’apprentissage qui permet aux animaux
d’exploiter de nouvelles situations et d’avoir accès à de nouvelles
ressources. Imitation et apprentissage faciliteraient ainsi l’acquisition
de «nouveautés évolutives» et leur transmission au sein des populations concernées.
b) L’adaptation collective: la sélection naturelle
Grâce au polymorphisme génétique (chacun des individus appartenant
à une espèce est légèrement différent des autres sur le plan génétique)
les individus constituant une population peuvent répondre de manière
un peu différente aux contraintes de l’environnement. Le hasard génère
les variations (mutations) qui sont soumises ensuite au crible de la
sélection. C’est ce que Darwin a appelé la sélection naturelle par opposition à la sélection artificielle pratiquée par les éleveurs. Le principe
de la sélection naturelle implique deux processus complémentaires:
l’existence d’une variabilité génétique héréditaire, et un phénomène de
sélection des individus les plus performants sur le plan reproducteur
dans un type d’environnement donné. Lorsque les conditions se modifient, les génotypes qui produisent les phénotypes les plus aptes à
