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3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
• La crise du Permien à la fin de l’ère Primaire (– 250 Ma) est la plus
grave de toutes. Certains groupes du Paléozoïque s’éteignent définitivement. Près de 95% des espèces marines ont disparu, dont les
derniers trilobites et les graptolites ainsi que les foraminifères
benthiques et certains coraux (tabulés, tétracoralliaires). La crise a
également touché les milieux continentaux où elle efface les deux
tiers des familles d’insectes et 70% des familles de vertébrés. Les
véritables causes de cette extinction sont inconnues mais pourraient
être la conséquence d’un grand changement climatique.
• La crise de la fin du Trias a débuté il y a – 215 Ma et aurait duré
15 Ma. Elle a entraîné elle aussi la disparition de 75% des espèces
marines de l’époque, ainsi que quelques espèces terrestres.
• La crise survenue à la fin du Crétacé (extinction K-T) il y a 65 Ma
est certainement la plus célèbre car elle marque la fin des dinosaures.
Les ammonites, ainsi que beaucoup de foraminifères en milieu marin
ont disparu à cette époque. Le plancton et le benthos marin, ainsi qu’une
grande partie de la végétation terrestre ont fortement régressé.
Un débat persiste sur le caractère progressif ou brutal, ainsi que sur
l’ampleur de ces extinctions de masse. Certains paléontologues et les
géologues privilégient les explications de type catastrophe: un événement unique mais aux conséquences planétaires, comme la chute
d’un astéroïde ou une éruption volcanique, aurait été responsable, par
réactions en chaîne, de l’effondrement de certains écosystèmes et des
extinctions qui en résultent. D’autres invoquent des bouleversements
géologiques, l’effet mutagène des rayons cosmiques, les modifications
de courants océaniques résultant des collisions continentales, et bien
entendu les variations climatiques. Il est probable que les crises majeures
résultent de la conjonction de plusieurs causes liées à l’histoire de
l’environnement global.
Ces grands événements de l’histoire de la terre ont-ils eu des effets
importants sur l’évolution biologique? Pour certains scientifiques, les
extinctions de masses ont redistribué les cartes du jeu évolutif. Les
grandes crises ont sans aucun doute infléchi le cours de l’évolution car
elles ont été l’occasion pour le monde vivant de se réorganiser. Ces
périodes de crise constituent des ruptures dans le processus évolutif
qui pourraient avoir favorisé l’installation de nouveautés biologiques.
Mais elles ne sont probablement pas le moteur de leur apparition. Les
organismes survivants soumis à une pression de compétition moins
importante ont pu recoloniser les milieux redevenus plus hospitaliers à
l’issue de la crise et donner naissances à de nouvelles diversifications.
3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
• La crise du Permien à la fin de l’ère Primaire (– 250 Ma) est la plus
grave de toutes. Certains groupes du Paléozoïque s’éteignent définitivement. Près de 95% des espèces marines ont disparu, dont les
derniers trilobites et les graptolites ainsi que les foraminifères
benthiques et certains coraux (tabulés, tétracoralliaires). La crise a
également touché les milieux continentaux où elle efface les deux
tiers des familles d’insectes et 70% des familles de vertébrés. Les
véritables causes de cette extinction sont inconnues mais pourraient
être la conséquence d’un grand changement climatique.
• La crise de la fin du Trias a débuté il y a – 215 Ma et aurait duré
15 Ma. Elle a entraîné elle aussi la disparition de 75% des espèces
marines de l’époque, ainsi que quelques espèces terrestres.
• La crise survenue à la fin du Crétacé (extinction K-T) il y a 65 Ma
est certainement la plus célèbre car elle marque la fin des dinosaures.
Les ammonites, ainsi que beaucoup de foraminifères en milieu marin
ont disparu à cette époque. Le plancton et le benthos marin, ainsi qu’une
grande partie de la végétation terrestre ont fortement régressé.
Un débat persiste sur le caractère progressif ou brutal, ainsi que sur
l’ampleur de ces extinctions de masse. Certains paléontologues et les
géologues privilégient les explications de type catastrophe: un événement unique mais aux conséquences planétaires, comme la chute
d’un astéroïde ou une éruption volcanique, aurait été responsable, par
réactions en chaîne, de l’effondrement de certains écosystèmes et des
extinctions qui en résultent. D’autres invoquent des bouleversements
géologiques, l’effet mutagène des rayons cosmiques, les modifications
de courants océaniques résultant des collisions continentales, et bien
entendu les variations climatiques. Il est probable que les crises majeures
résultent de la conjonction de plusieurs causes liées à l’histoire de
l’environnement global.
Ces grands événements de l’histoire de la terre ont-ils eu des effets
importants sur l’évolution biologique? Pour certains scientifiques, les
extinctions de masses ont redistribué les cartes du jeu évolutif. Les
grandes crises ont sans aucun doute infléchi le cours de l’évolution car
elles ont été l’occasion pour le monde vivant de se réorganiser. Ces
périodes de crise constituent des ruptures dans le processus évolutif
qui pourraient avoir favorisé l’installation de nouveautés biologiques.
Mais elles ne sont probablement pas le moteur de leur apparition. Les
organismes survivants soumis à une pression de compétition moins
importante ont pu recoloniser les milieux redevenus plus hospitaliers à
l’issue de la crise et donner naissances à de nouvelles diversifications.
