3.3 Les extinctions
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est au centre des réflexions de Darwin. Les transformations évolutives
aboutissant à la spéciation relèvent de la microévolution, la macroévolution ne faisant que décrire, à grande échelle, les conséquences
des mécanismes microévolutifs.
Si la théorie du gradualisme s’applique bien à des situations de
spéciation sympatrique par cladogenèse par exemple, elle n’explique
pas cependant l’apparition de modifications majeures et radicales en
matière de macroévolution, telles que les plans d’organisation des
organismes. Après l’étude de séries fossiles des ères secondaires et
tertiaires, Eldredge et Gould ont proposé une explication: il y aurait de
longues périodes de stabilité ponctuées par des phases d’évolution
rapide au cours desquelles des changements soudains apparaissent
sporadiquement. Le modèle privilégie les spéciations allopatriques qui
s’opèrent sur des temps brefs. Par la suite, les espèces restent stables.
Cette version n’est toujours pas formellement étayée et fait l’objet de
controverses.
3.3 LES EXTINCTIONS
Tout au long de l’histoire de la Terre, des espèces sont apparues et
d’autres ont disparu. En d’autres termes, une espèce naît, vit et meurt.
L’extinction est un processus normal de l’évolution. On estime ainsi,
sur la base des données paléontologiques, que 99,9% des espèces qui
ont existé sur terre ont disparu.
L’histoire de la vie, sur près de quatre milliards d’années, a été
émaillée de périodes de crises caractérisées par la disparition d’un
grand nombre d’espèces. De nombreuses lignées animales et végétales
se sont éteintes, et la diversité biologique actuelle ne représente qu’une
très petite proportion de toutes les espèces qui ont vécu dans le passé.
Cinq événements marquants des 500 derniers millions d’années (Ma)
ont été mis en évidence par les archives paléontologiques:
• Il y a 445 Ma, à la fin de l’Ordovicien, une crise majeure aurait causé
la disparition de 85% environ des espèces. Les trilobites, les céphalopodes, les brachiopodes et les échinodermes sont très affectés. Aucun
grand phylum ne paraît cependant avoir disparu.
• Il y a 375 Ma, l’extinction du Dévonien concerne environ 75% des
espèces marines. La plupart des trilobites disparaissent. Cette crise a
fortement perturbé les systèmes récifaux, alors que les plantes et
arthropodes continentaux poursuivent leur chemin.
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