3.1 Comment définir la vie?
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Pour certains, on peut parler de vie dès qu’une molécule est capable
de se répliquer. Pour le programme d’exobiologie de la NASA «la vie est
un système chimique autoentretenu capable d’évolution darwinienne».
Pour d’autres, les organismes les plus élémentaires doivent être délimités par une membrane. Sur Terre, les objets vivants les plus simples
connus à ce jour sont les cellules et la vie est essentiellement cellulaire.
Nous ne connaissons pas, dans la Nature, de formes de vie correspondant
à des molécules isolées capables de s’autorépliquer. On ne peut exclure
néanmoins qu’elles aient existé, il y a fort longtemps, lors de l’apparition
de la vie.
Il n’en reste pas moins que le lien entre la matière organique et le
monde minéral est permanent. C’est par le processus de photosynthèse
que la matière végétale est élaborée à partir d’éléments minéraux, et
de l’énergie solaire. Après la mort des organismes vivants, la matière
organique qui se décompose libère les sels minéraux qui seront de
nouveau réutilisés pour fabriquer de la matière végétale.
3.1.1 La chimie à l’origine de la vie
La vie commence et finit par la chimie. La biochimie, c’est-à-dire la
chimie du vivant, s’organise autour de l’atome de carbone associé à des
atomes d’hydrogène, d’oxygène et d’azote (en abrégé C, H, O, N). Ces
atomes constitutifs de la vie, que l’on retrouve dans tous les constituants
biologiques (sucres, protéines, lipides) sont parmi les plus abondants
de l’univers. Et l’eau, le solvant de la vie, est la deuxième molécule la
plus abondante.
De fait, la vie résulte de processus chimiques complexes où interviennent principalement trois types de macromolécules capables de
transmettre de l’information: les protéines, l’acide ribonucléique (ARN),
et l’acide désoxyribonucléique (ADN). Ce sont de longs polymères
linéaires constitués par des acides aminés pour les protéines, ou des
nucléotides pour les acides nucléiques.
Les protéines de tous les êtres vivants sont constituées seulement par
20 acides aminés alignés les uns à la suite des autres. C’est l’ordre de
succession des acides aminés dans la protéine qui détermine les propriétés
de cette protéine. Sachant qu’une protéine peut être composée de
plusieurs milliers d’acides aminés, il existe ainsi un nombre très élevé
de combinaisons possibles. C’est l’ADN porté par les gènes qui contrôle
la séquence des acides aminés lors de la synthèse des protéines, par
l’intermédiaire de l’ARN.
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