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3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
Pasteur, à l’époque où Darwin développait sa théorie de l’évolution,
démontrait par ses expériences sur la stérilisation que la vie ne peut être
générée spontanément par la matière inanimée. Vers 1900, la redécouverte des lois de Mendel permit l’essor de la génétique en accordant un
rôle moteur aux mutations dans l’évolution. Dans la seconde moitié du
XX e siècle, la théorie synthétique de l’évolution intègre dans une même
démarche sélection naturelle et processus mutationnel. L’unité évolutive
est la population, et la sélection naturelle bénéficie aux populations qui
s’adaptent à leur cadre de vie en favorisant la transmission aux descendants, des allèles avantageux pour l’espèce. Simultanément, dans les
années 1920, Oparin et Haldane développèrent indépendamment l’hypothèse que la vie serait apparue via la synthèse de molécules organiques
dans l’atmosphère, suivie de leur dissolution dans les océans où la matière
se serait complexifiée pour donner naissance aux premières cellules.
Depuis, de nombreux scientifiques essaient avec plus ou moins de
succès de tester différentes hypothèses sans apporter, pour l’instant, de
réponse définitive à la question de l’origine de la vie…
3.1 COMMENT DÉFINIR LA VIE?
Les religions et les philosophies ont proposé des définitions à cette
question, mais les scientifiques ont toujours beaucoup de difficultés à
y répondre. Quelles sont les conditions nécessaires et suffisantes pour
qu’un système soit qualifié de vivant? De fait, la frontière n’est pas
toujours évidente entre la matière inorganique et les formes de vie les
plus primitives. C’est donc vers la chimie que l’on se tourne actuellement
pour trouver des hypothèses explicatives.
L’Échelle des Êtres
Une longue tradition remontant à l’Antiquité se réfère à «l’Échelle
des Êtres» qui établit une hiérarchie des éléments d’origine naturelle, suivant un ordre de complexité croissante. En bas de l’échelle
on trouve les quatre éléments (le feu, la terre, l’air et l’eau), puis
les minéraux, suivis des végétaux et des animaux. Ces derniers
sont rangés selon leur plus ou moins grande ressemblance avec
l’homme: vers, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. L’Homme est bien entendu au sommet de l’échelle… Cette
échelle était encore très populaire au XVIII e siècle.
3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
Pasteur, à l’époque où Darwin développait sa théorie de l’évolution,
démontrait par ses expériences sur la stérilisation que la vie ne peut être
générée spontanément par la matière inanimée. Vers 1900, la redécouverte des lois de Mendel permit l’essor de la génétique en accordant un
rôle moteur aux mutations dans l’évolution. Dans la seconde moitié du
XX e siècle, la théorie synthétique de l’évolution intègre dans une même
démarche sélection naturelle et processus mutationnel. L’unité évolutive
est la population, et la sélection naturelle bénéficie aux populations qui
s’adaptent à leur cadre de vie en favorisant la transmission aux descendants, des allèles avantageux pour l’espèce. Simultanément, dans les
années 1920, Oparin et Haldane développèrent indépendamment l’hypothèse que la vie serait apparue via la synthèse de molécules organiques
dans l’atmosphère, suivie de leur dissolution dans les océans où la matière
se serait complexifiée pour donner naissance aux premières cellules.
Depuis, de nombreux scientifiques essaient avec plus ou moins de
succès de tester différentes hypothèses sans apporter, pour l’instant, de
réponse définitive à la question de l’origine de la vie…
3.1 COMMENT DÉFINIR LA VIE?
Les religions et les philosophies ont proposé des définitions à cette
question, mais les scientifiques ont toujours beaucoup de difficultés à
y répondre. Quelles sont les conditions nécessaires et suffisantes pour
qu’un système soit qualifié de vivant? De fait, la frontière n’est pas
toujours évidente entre la matière inorganique et les formes de vie les
plus primitives. C’est donc vers la chimie que l’on se tourne actuellement
pour trouver des hypothèses explicatives.
L’Échelle des Êtres
Une longue tradition remontant à l’Antiquité se réfère à «l’Échelle
des Êtres» qui établit une hiérarchie des éléments d’origine naturelle, suivant un ordre de complexité croissante. En bas de l’échelle
on trouve les quatre éléments (le feu, la terre, l’air et l’eau), puis
les minéraux, suivis des végétaux et des animaux. Ces derniers
sont rangés selon leur plus ou moins grande ressemblance avec
l’homme: vers, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères. L’Homme est bien entendu au sommet de l’échelle… Cette
échelle était encore très populaire au XVIII e siècle.
