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Chapitre 3
Les mécanismes à l’œuvre
dans la diversification
du monde vivant
La diversité du monde vivant ne cesse de nous étonner. Mais les hypothèses expliquant son origine ont beaucoup évolué depuis que l’homme
s’interroge sur ce qu’est la vie. Cette question nous renvoie en réalité à
nos propres origines. La religion chrétienne avait apporté un semblant de
réponse: le monde a été créé par Dieu il y a environ 10 000 ans. Ainsi,
à la fin du XVIII e  siècle, Cuvier était encore un partisan du créationnisme (les êtres vivants sont la réplique fidèle de ceux qui ont été créés
par Dieu) et Buffon fut un défenseur de la théorie de la génération
spontanée. C’est Lamarck, au début du XIX e  siècle, qui développa
l’idée selon laquelle les espèces se transforment en d’autres espèces.
Mais le transformisme de Lamarck est teinté de finalisme: il y a une
«force interne» qui pousse les organismes à s’adapter aux changements
du milieu et ces transformations sont transmises à la descendance.
Darwin, dans l’Origine des espèces en 1859, emprunte certaines des
idées de Lamarck mais réfute le finalisme en privilégiant le principe de
la sélection naturelle: la compétition sélectionne les individus les plus
aptes dans un environnement donné. Cependant, malgré sa vision prémonitoire de l’évolution, Darwin n’a pas apporté de preuves irréfutables,
à son époque, pour étayer ses réflexions sur l’origine de la vie.
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