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3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
L’ADN quant à lui est composé également d’unités élémentaires, les
nucléotides, formés chacun par l’association de trois éléments dont un
groupe phosphate, un sucre (désoxyribose) et une base azotée aussi
appelée base nucléique. Les deux premiers sont identiques dans tous
les nucléotides de tous les organismes vivants. Il existe par contre quatre
types de bases azotées qui sont également les mêmes pour l’ensemble
du monde vivant: la thymine, la cytosine, l’adénine et la guanine. Les
molécules d’ADN sont les plus complexes de la vie, constituées de
centaines de milliers d’atomes organisés en deux chaînes enroulées en
spirale pour former une double hélice.
3.1.2 Le génome
Chaque individu possède un ensemble de gènes caractéristiques de
l’espèce. Un gène est une séquence d’ADN qui porte le plan de fabrication d’une protéine. On dit qu’un gène code pour une protéine. Les
gènes sont ainsi de véritables ordinateurs biochimiques qui commandent
la chaîne de fabrication des protéines. C’est le code génétique.
Les molécules d’ADN et d’ARN constituent le génome qui est
l’ensemble du matériel génétique d’un individu ou d’une espèce. Le
génome contient toutes les instructions nécessaires au développement,
au fonctionnement, au maintien de l’intégrité et à la reproduction des
cellules et de l’organisme. Chez les eucaryotes, le génome est constitué
par les gènes portés par les chromosomes, et par les acides nucléiques
présents dans les mitochondries.
La taille du génome, mesurée en paires de nucléotides, est constante
pour une espèce donnée (on l’appelle la valeur C) mais très variable
selon les espèces. Chez les animaux, elle augmente généralement avec
la position phylogénétique du groupe: 14 millions de base (Mb) chez la
levure, 160-180 Mb chez la drosophile, 3 000 Mb chez les mammifères.
Mais il y a de nombreuses exceptions. Par exemple, chez les vertébrés,
les salamandres ont 50 fois plus d’ADN que l’Homme. Chez les plantes,
les angiospermes ont des génomes dont la taille varie de 50 Mb à
125 000 Mb et les ptéridophytes de 98 Mb à 307 000 Mb.
Quant au nombre de gènes? il est grossièrement proportionnel à la
taille du génome. Mais le séquençage des génomes de plantes et
d’animaux a montré une absence de corrélation entre la complexité des
organismes pluricellulaires et le nombre de gènes qu’ils possèdent. Le
génome humain est estimé entre 20 000 et 25 000 gènes. La paramécie
en possède 40 000!
3 • Mécanismes de la diversification du monde vivant
L’ADN quant à lui est composé également d’unités élémentaires, les
nucléotides, formés chacun par l’association de trois éléments dont un
groupe phosphate, un sucre (désoxyribose) et une base azotée aussi
appelée base nucléique. Les deux premiers sont identiques dans tous
les nucléotides de tous les organismes vivants. Il existe par contre quatre
types de bases azotées qui sont également les mêmes pour l’ensemble
du monde vivant: la thymine, la cytosine, l’adénine et la guanine. Les
molécules d’ADN sont les plus complexes de la vie, constituées de
centaines de milliers d’atomes organisés en deux chaînes enroulées en
spirale pour former une double hélice.
3.1.2 Le génome
Chaque individu possède un ensemble de gènes caractéristiques de
l’espèce. Un gène est une séquence d’ADN qui porte le plan de fabrication d’une protéine. On dit qu’un gène code pour une protéine. Les
gènes sont ainsi de véritables ordinateurs biochimiques qui commandent
la chaîne de fabrication des protéines. C’est le code génétique.
Les molécules d’ADN et d’ARN constituent le génome qui est
l’ensemble du matériel génétique d’un individu ou d’une espèce. Le
génome contient toutes les instructions nécessaires au développement,
au fonctionnement, au maintien de l’intégrité et à la reproduction des
cellules et de l’organisme. Chez les eucaryotes, le génome est constitué
par les gènes portés par les chromosomes, et par les acides nucléiques
présents dans les mitochondries.
La taille du génome, mesurée en paires de nucléotides, est constante
pour une espèce donnée (on l’appelle la valeur C) mais très variable
selon les espèces. Chez les animaux, elle augmente généralement avec
la position phylogénétique du groupe: 14 millions de base (Mb) chez la
levure, 160-180 Mb chez la drosophile, 3 000 Mb chez les mammifères.
Mais il y a de nombreuses exceptions. Par exemple, chez les vertébrés,
les salamandres ont 50 fois plus d’ADN que l’Homme. Chez les plantes,
les angiospermes ont des génomes dont la taille varie de 50 Mb à
125 000 Mb et les ptéridophytes de 98 Mb à 307 000 Mb.
Quant au nombre de gènes? il est grossièrement proportionnel à la
taille du génome. Mais le séquençage des génomes de plantes et
d’animaux a montré une absence de corrélation entre la complexité des
organismes pluricellulaires et le nombre de gènes qu’ils possèdent. Le
génome humain est estimé entre 20 000 et 25 000 gènes. La paramécie
en possède 40 000!
