2.1 La classification du vivant et ses principes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
pour désigner des espèces biologiques ayant acquis un isolement
reproductif mais qui sont encore difficiles à distinguer sur la base de
leurs seuls caractères morphologiques.
2.1.4 Écosystèmes
Le concept d’écosystème est une notion abstraite: l’association d’un
milieu physico-chimique (le biotope) et d’une communauté d’êtres
vivants (la biocénose), crée un réseau d’interactions entre leurs éléments
constitutifs. Dans la pratique cependant, les écologistes ont tendance à
assimiler les écosystèmes à des entités morphologiques ou biotiques,
telles que les lacs, les bassins versants, ou les massifs forestiers intuitivement reconnues.
Le fonctionnement d’un écosystème est caractérisé par:
• des flux d’énergie entre les organismes tels les végétaux qui accumulent de l’énergie solaire par photosynthèse, les animaux herbivores qui
utilisent cette énergie, et les décomposeurs qui recyclent la matière
organique;
• des cycles biogéochimiques qui résultent de la circulation de la matière
sous forme de substances alternativement minérales et organiques. Ces
cycles concernent en particulier l’eau, le carbone, l’oxygène, l’azote,
le phosphore, etc.;
• des chaînes alimentaires qui structurent l’écosystème en niveaux
trophiques. Les interactions de type trophique – ou alimentaire –
sont les moteurs des flux d’énergie et de matière.
L’écosystème est une notion essentiellement dynamique: les flux,
les cycles biogéochimiques et les structures trophiques évoluent en
permanence dans le temps et dans l’espace. Un bon exemple pour
illustrer ce phénomène est celui d’un fleuve avec son lit mineur et sa
plaine d’inondation: en fonction du cycle hydrologique, le niveau
d’eau modifie profondément le paysage ainsi que les interactions entre
espèces.
La biosphère est l’écosystème ultime. La prise en compte de facteurs
globaux (changements climatiques naturels ou sous influence humaine,
grands cycles biogéochimiques, mondialisation des transferts d’espèces, etc.) en fait maintenant un niveau d’étude pertinent. Les recherches sur le fonctionnement global du système Terre sont devenues une
réalité.
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