2.1 La classification du vivant et ses principes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Les ensembles d’espèces délimités le plus souvent sur des bases taxinomiques constituent les peuplements ou les communautés. La biocénose
est l’ensemble des populations d’espèces animales et végétales qui vivent
dans un milieu donné.
Le terme écosystème a été introduit par Tansley en 1935 pour nommer
un système écologique qui combine l’ensemble des organismes vivants
et leur environnement physico-chimique. La Convention sur la diversité
biologique définit l’écosystème comme un «complexe dynamique formé
de communautés de plantes, d’animaux et de micro-organismes, et de
leur environnement non vivant qui, par leur interaction, forment une
unité fonctionnelle». Cette définition légale n’est pas différente sur le
fond de ce que l’on trouve dans les traités d’écologie.
La biosphère (sensu stricto) est l’ensemble des organismes vivants qui
peuplent la surface de la Terre. Néanmoins on définit aussi la biosphère
(sensu lato) comme la pellicule superficielle de la planète qui renferme
les êtres vivants, et dans laquelle la vie est possible en permanence. Cet
espace comprend ainsi la lithosphère (écorce terrestre), l’hydrosphère
(ensemble des océans et des eaux continentales), et l’atmosphère
(enveloppe gazeuse de la Terre).
2.1.2 Les hiérarchies taxinomiques:
la recherche d’un ordre évolutif et fonctionnel
dans la diversité des espèces
La classification consiste à reconnaître et à définir des groupes ou
taxons – c’est-à-dire un ensemble d’organismes possédant en commun
au moins un caractère particulier – et à les classer dans des ensembles
hiérarchisés. D’abord basée à la Renaissance sur l’idée d’une classification descendante (division a priori de grandes classes en sous-classe),
la taxinomie a évolué vers une classification ascendante qui consiste à
regrouper des taxa apparentés en taxa d’ordre supérieur. La classification du monde vivant postule que les espèces appartenant aux mêmes
taxa partagent un certain nombre de caractéristiques morphologiques,
biologiques et écologiques communes qui diffèrent de celles d’autres
taxa.
Les naturalistes du monde entier utilisent un même système de nomenclature générale proposé par Linné pour nommer et classer les espèces.
Dans cette classification biologique, à chaque rang de la hiérarchie
correspond un nom de taxon. À la base, le système binominal est constitué d’un nom de genre suivi d’un nom d’espèce. Chacune des catégories
supra-spécifiques (genre, famille, ordre, division, classe, phylum, etc.)
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Les ensembles d’espèces délimités le plus souvent sur des bases taxinomiques constituent les peuplements ou les communautés. La biocénose
est l’ensemble des populations d’espèces animales et végétales qui vivent
dans un milieu donné.
Le terme écosystème a été introduit par Tansley en 1935 pour nommer
un système écologique qui combine l’ensemble des organismes vivants
et leur environnement physico-chimique. La Convention sur la diversité
biologique définit l’écosystème comme un «complexe dynamique formé
de communautés de plantes, d’animaux et de micro-organismes, et de
leur environnement non vivant qui, par leur interaction, forment une
unité fonctionnelle». Cette définition légale n’est pas différente sur le
fond de ce que l’on trouve dans les traités d’écologie.
La biosphère (sensu stricto) est l’ensemble des organismes vivants qui
peuplent la surface de la Terre. Néanmoins on définit aussi la biosphère
(sensu lato) comme la pellicule superficielle de la planète qui renferme
les êtres vivants, et dans laquelle la vie est possible en permanence. Cet
espace comprend ainsi la lithosphère (écorce terrestre), l’hydrosphère
(ensemble des océans et des eaux continentales), et l’atmosphère
(enveloppe gazeuse de la Terre).
2.1.2 Les hiérarchies taxinomiques:
la recherche d’un ordre évolutif et fonctionnel
dans la diversité des espèces
La classification consiste à reconnaître et à définir des groupes ou
taxons – c’est-à-dire un ensemble d’organismes possédant en commun
au moins un caractère particulier – et à les classer dans des ensembles
hiérarchisés. D’abord basée à la Renaissance sur l’idée d’une classification descendante (division a priori de grandes classes en sous-classe),
la taxinomie a évolué vers une classification ascendante qui consiste à
regrouper des taxa apparentés en taxa d’ordre supérieur. La classification du monde vivant postule que les espèces appartenant aux mêmes
taxa partagent un certain nombre de caractéristiques morphologiques,
biologiques et écologiques communes qui diffèrent de celles d’autres
taxa.
Les naturalistes du monde entier utilisent un même système de nomenclature générale proposé par Linné pour nommer et classer les espèces.
Dans cette classification biologique, à chaque rang de la hiérarchie
correspond un nom de taxon. À la base, le système binominal est constitué d’un nom de genre suivi d’un nom d’espèce. Chacune des catégories
supra-spécifiques (genre, famille, ordre, division, classe, phylum, etc.)
