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2 • La diversité biologique : un état des lieux
2.1.1 Les niveaux d’organisation du monde vivant
Une des caractéristiques du monde vivant est sa structuration complexe
et hiérarchisée: les atomes s’organisent en cristaux (monde inanimé)
ou en molécules, et ces molécules s’organisent à leur tour en cellules
capables de se reproduire (monde vivant). Les cellules peuvent s’agréger
et coopérer pour constituer des organismes multicellulaires. Les individus, unis ou pluricellulaires, s’organisent en populations et en communautés multispécifiques. Si l’on prend en compte le milieu dans lequel
vivent les organismes, on accède alors à des ensembles de plus en plus
complexes appelés écosystèmes, paysages et biosphère. Dans cette échelle
hiérarchique les éléments d’un niveau d’organisation constituent les
unités élémentaires qui vont entrer dans la constitution du niveau
d’organisation supérieur. À chaque étape, émergent des structures et
des propriétés nouvelles qui sont le résultat des interactions entre les
éléments du niveau inférieur.
L’unité élémentaire du monde vivant est l’individu, porteur d’un
patrimoine génétique propre. L’ensemble de ses gènes constitue son
génotype. Une bactérie contient environ 1 000 gènes, certains champignons de l’ordre de 10 000. Il y en a un peu plus de 20 000 à 25 000
chez l’homme.
L’espèce est l’ensemble des individus susceptibles d’échanges
génétiques fertiles et féconds (voir paragraphe 2.1.3) Une espèce est
souvent répartie en populations plus ou moins isolées qui peuvent, ou
non, échanger des individus et donc des informations génétiques. La
population correspond à l’ensemble des individus d’une même espèce
biologique habitant un même milieu. C’est à ce niveau d’organisation
que s’effectue la sélection naturelle. Des populations fragmentées interactives sont des métapopulations.
La taxinomie est la discipline scientifique qui consiste à nommer,
décrire et classer les êtres vivants. Cette science, très formalisée,
obéit aux instructions de codes internationaux de nomenclature.
La systématique quant à elle a pour objectifs l’étude de la diversité des organismes et la compréhension des relations entre les
organismes vivants et fossiles, c’est-à-dire leurs degrés de parenté.
Ce que l’on appelle actuellement biosystématique, est une approche
moderne de la systématique qui fait appel à des informations de
différentes origines: morphologie, génétique, biologie, comportement, écologie, etc.
2 • La diversité biologique : un état des lieux
2.1.1 Les niveaux d’organisation du monde vivant
Une des caractéristiques du monde vivant est sa structuration complexe
et hiérarchisée: les atomes s’organisent en cristaux (monde inanimé)
ou en molécules, et ces molécules s’organisent à leur tour en cellules
capables de se reproduire (monde vivant). Les cellules peuvent s’agréger
et coopérer pour constituer des organismes multicellulaires. Les individus, unis ou pluricellulaires, s’organisent en populations et en communautés multispécifiques. Si l’on prend en compte le milieu dans lequel
vivent les organismes, on accède alors à des ensembles de plus en plus
complexes appelés écosystèmes, paysages et biosphère. Dans cette échelle
hiérarchique les éléments d’un niveau d’organisation constituent les
unités élémentaires qui vont entrer dans la constitution du niveau
d’organisation supérieur. À chaque étape, émergent des structures et
des propriétés nouvelles qui sont le résultat des interactions entre les
éléments du niveau inférieur.
L’unité élémentaire du monde vivant est l’individu, porteur d’un
patrimoine génétique propre. L’ensemble de ses gènes constitue son
génotype. Une bactérie contient environ 1 000 gènes, certains champignons de l’ordre de 10 000. Il y en a un peu plus de 20 000 à 25 000
chez l’homme.
L’espèce est l’ensemble des individus susceptibles d’échanges
génétiques fertiles et féconds (voir paragraphe 2.1.3) Une espèce est
souvent répartie en populations plus ou moins isolées qui peuvent, ou
non, échanger des individus et donc des informations génétiques. La
population correspond à l’ensemble des individus d’une même espèce
biologique habitant un même milieu. C’est à ce niveau d’organisation
que s’effectue la sélection naturelle. Des populations fragmentées interactives sont des métapopulations.
La taxinomie est la discipline scientifique qui consiste à nommer,
décrire et classer les êtres vivants. Cette science, très formalisée,
obéit aux instructions de codes internationaux de nomenclature.
La systématique quant à elle a pour objectifs l’étude de la diversité des organismes et la compréhension des relations entre les
organismes vivants et fossiles, c’est-à-dire leurs degrés de parenté.
Ce que l’on appelle actuellement biosystématique, est une approche
moderne de la systématique qui fait appel à des informations de
différentes origines: morphologie, génétique, biologie, comportement, écologie, etc.
