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9 • La conservation de la diversité biologique
9.7.1 Santé et/ou intégrité des écosystèmes
L’extension de la notion de santé aux écosystèmes part de l’évidence
d’un dysfonctionnement de nombreux écosystèmes sous l’effet des
activités humaines. On définit un système en bonne santé comme un
système capable de maintenir son organisation et son autonomie
fonctionnelle dans le temps.
Sur le plan opérationnel des indicateurs d’état de santé nous sont
fournis pour partie par les indicateurs biotiques (voir plus loin), ou
physico-chimiques. Mais il est nécessaire également de prendre en compte
les aspirations de la société qui sont liées à son système de valeurs et
de représentations. Ainsi, il est généralement admis que l’expression
«santé des écosystèmes» est utilisée pour décrire l’état souhaité d’un
système, défini en général par un groupe d’intervenants. Un critère
peut être par exemple de pouvoir pêcher certaines espèces de poissons,
ou d’y observer certaines espèces d’oiseaux. La perception peut être
différente selon le type d’écosystème et l’époque et la notion de santé
est donc relative.
Les Canadiens ont développé le concept assez voisin d’intégrité des
écosystèmes. L’intégrité biotique des écosystèmes peut se définir comme
la capacité d’un milieu à abriter et à maintenir une communauté équilibrée et adaptée d’organismes, ayant une composition spécifique, une
diversité, et une organisation fonctionnelle comparables à celles d’habitats
naturels de la région (ou du moins des habitats les moins perturbés). Le
La directive cadre sur l’eau (DCE)
La DCE définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux
par grand bassin hydrographique au plan européen. Elle est appelée
à jouer un rôle stratégique en matière de politique conservation et
de restauration des milieux aquatiques superficiels. Elle fixe en
effet des objectifs ambitieux pour la préservation et la restauration
de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et
pour les eaux souterraines. Elle définit les normes d’un «bon état
chimique» et se propose d’atteindre un «bon état écologique»
défini sur la base d’indicateurs biologiques par rapport à des
systèmes considérés comme peu dégradés. Elle exige pour cela
que soit établi un «plan de gestion» définissant les objectifs à
atteindre en 2015 et d’identifier les actions nécessaires à leur
réalisation. Elle impose donc une obligation de résultats.
9 • La conservation de la diversité biologique
9.7.1 Santé et/ou intégrité des écosystèmes
L’extension de la notion de santé aux écosystèmes part de l’évidence
d’un dysfonctionnement de nombreux écosystèmes sous l’effet des
activités humaines. On définit un système en bonne santé comme un
système capable de maintenir son organisation et son autonomie
fonctionnelle dans le temps.
Sur le plan opérationnel des indicateurs d’état de santé nous sont
fournis pour partie par les indicateurs biotiques (voir plus loin), ou
physico-chimiques. Mais il est nécessaire également de prendre en compte
les aspirations de la société qui sont liées à son système de valeurs et
de représentations. Ainsi, il est généralement admis que l’expression
«santé des écosystèmes» est utilisée pour décrire l’état souhaité d’un
système, défini en général par un groupe d’intervenants. Un critère
peut être par exemple de pouvoir pêcher certaines espèces de poissons,
ou d’y observer certaines espèces d’oiseaux. La perception peut être
différente selon le type d’écosystème et l’époque et la notion de santé
est donc relative.
Les Canadiens ont développé le concept assez voisin d’intégrité des
écosystèmes. L’intégrité biotique des écosystèmes peut se définir comme
la capacité d’un milieu à abriter et à maintenir une communauté équilibrée et adaptée d’organismes, ayant une composition spécifique, une
diversité, et une organisation fonctionnelle comparables à celles d’habitats
naturels de la région (ou du moins des habitats les moins perturbés). Le
La directive cadre sur l’eau (DCE)
La DCE définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux
par grand bassin hydrographique au plan européen. Elle est appelée
à jouer un rôle stratégique en matière de politique conservation et
de restauration des milieux aquatiques superficiels. Elle fixe en
effet des objectifs ambitieux pour la préservation et la restauration
de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et
pour les eaux souterraines. Elle définit les normes d’un «bon état
chimique» et se propose d’atteindre un «bon état écologique»
défini sur la base d’indicateurs biologiques par rapport à des
systèmes considérés comme peu dégradés. Elle exige pour cela
que soit établi un «plan de gestion» définissant les objectifs à
atteindre en 2015 et d’identifier les actions nécessaires à leur
réalisation. Elle impose donc une obligation de résultats.
