9.7 L’approche préventive: le bilan de santé des écosystèmes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
gravières, chantiers, etc.). En particulier, les sites d’exploitation de
roche abandonnés par l’industrie couvrent des surfaces importantes et
constituent des milieux privilégiés de «réaménagement écologique».
Le retour d’espèces emblématiques telles que le saumon est parfois
mis en avant pour mener des opérations de restauration globale des
cours d’eau.
9.7 L’APPROCHE PRÉVENTIVE:
LE BILAN DE SANTÉ DES ÉCOSYSTÈMES
Les gestionnaires qui ont besoin d’outils leur permettant de promouvoir
des pratiques écologiquement acceptables se retournent vers les écologistes pour leur demander comment évaluer l’état écologique des écosystèmes. Le bilan de santé des écosystèmes est une approche intégrée
qui met l’accent sur la «qualité» de la diversité biologique et fournit des
lignes de conduite pour la restauration des écosystèmes endommagés.
La diversité biologique est un élément essentiel de ces bilans car elle est
le reflet, perceptible par les hommes, des conséquences des modifications physiques, chimiques et biologiques apportées au fonctionnement
des écosystèmes. On peut dire ainsi que la diversité biologique est un
«médiateur» entre les systèmes écologiques et les systèmes sociaux.
Le lac d’Annecy en Haute-Savoie, considéré du temps de Rousseau
comme un «pur miroir», était réputé auprès des pêcheurs pour
ses poissons nobles tels l’omble chevalier. Dans les années 1950,
on constata que l’omble se faisait plus rare et que la transparence
de l’eau qui était d’une dizaine de mètres au début du siècle s’était
réduite de moitié. La cause en fut vite identifiée: les rejets
d’eaux d’égouts fortement chargées en nutriments en l’absence de
traitements. Le lac était ainsi en voie d’eutrophisation, avec des
symptômes évidents: diminution de la transparence des eaux,
augmentation de la turbidité liée au développement du phytoplancton suite aux apports en nutriments. Un seul remède, traiter
les eaux usées pour réduire les apports en nutriments. En 1957, les
communes riveraines décident de construire un collecteur qui fait
le tour complet du lac, et aboutit à une station d’épuration; les
travaux durent jusqu’en 1972. Depuis, le lac a lentement retrouvé
des eaux de bonne qualité. En 1993, la transparence était de 12 m
soit la même que celle mesurée au début du siècle.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
gravières, chantiers, etc.). En particulier, les sites d’exploitation de
roche abandonnés par l’industrie couvrent des surfaces importantes et
constituent des milieux privilégiés de «réaménagement écologique».
Le retour d’espèces emblématiques telles que le saumon est parfois
mis en avant pour mener des opérations de restauration globale des
cours d’eau.
9.7 L’APPROCHE PRÉVENTIVE:
LE BILAN DE SANTÉ DES ÉCOSYSTÈMES
Les gestionnaires qui ont besoin d’outils leur permettant de promouvoir
des pratiques écologiquement acceptables se retournent vers les écologistes pour leur demander comment évaluer l’état écologique des écosystèmes. Le bilan de santé des écosystèmes est une approche intégrée
qui met l’accent sur la «qualité» de la diversité biologique et fournit des
lignes de conduite pour la restauration des écosystèmes endommagés.
La diversité biologique est un élément essentiel de ces bilans car elle est
le reflet, perceptible par les hommes, des conséquences des modifications physiques, chimiques et biologiques apportées au fonctionnement
des écosystèmes. On peut dire ainsi que la diversité biologique est un
«médiateur» entre les systèmes écologiques et les systèmes sociaux.
Le lac d’Annecy en Haute-Savoie, considéré du temps de Rousseau
comme un «pur miroir», était réputé auprès des pêcheurs pour
ses poissons nobles tels l’omble chevalier. Dans les années 1950,
on constata que l’omble se faisait plus rare et que la transparence
de l’eau qui était d’une dizaine de mètres au début du siècle s’était
réduite de moitié. La cause en fut vite identifiée: les rejets
d’eaux d’égouts fortement chargées en nutriments en l’absence de
traitements. Le lac était ainsi en voie d’eutrophisation, avec des
symptômes évidents: diminution de la transparence des eaux,
augmentation de la turbidité liée au développement du phytoplancton suite aux apports en nutriments. Un seul remède, traiter
les eaux usées pour réduire les apports en nutriments. En 1957, les
communes riveraines décident de construire un collecteur qui fait
le tour complet du lac, et aboutit à une station d’épuration; les
travaux durent jusqu’en 1972. Depuis, le lac a lentement retrouvé
des eaux de bonne qualité. En 1993, la transparence était de 12 m
soit la même que celle mesurée au début du siècle.
