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9 • La conservation de la diversité biologique
pour origine l’interprétation scientifique de ces nombreuses interventions
et manipulations de systèmes écologiques. Implicitement, l’écologie
de la restauration véhicule l’idée qu’il est possible de conduire des
expériences écologiques rigoureuses, qui permettent une démarche
prédictive. En outre, les problèmes abordés par les pratiques de restauration sont une source de nouvelles questions sur le plan scientifique.
Parmi les exemples d’application de la biologie de la restauration, on
peut citer la récupération de sites très endommagés à la suite d’exploitations et de travaux d’aménagement (décharges, mines, pistes de ski,
Il existe une terminologie complexe dans le domaine de l’écologie
de la restauration. Donner une définition des termes utilisés qui
soit reconnue par tous est un exercice périlleux. Il faut surtout
savoir qu’il y a différentes formes de restauration qui s’inscrivent
dans un continuum depuis la reconstruction de sites totalement
dévastés comme ceux de zones minières, jusqu’à des opérations
de portée limitée dans des écosystèmes peu perturbés.
– restauration (sensu stricto): c’est la transformation intentionnelle d’un milieu pour rétablir l’écosystème considéré comme
indigène et historique, dans sa composition taxinomique originelle, ainsi que dans ses fonctions essentielles (production, autoreproduction) préexistantes.
– réhabilitation: lorsque la pression exercée sur un écosystème a
été trop forte ou trop longue, ce dernier est incapable de revenir
à son état antérieur même si l’on relâche la pression humaine.
Seule une intervention humaine forte, mais limitée dans le
temps, permet de replacer l’écosystème sur une trajectoire favorable au rétablissement de ses fonctions essentielles.
– réaffectation: lorsqu’un écosystème a été fortement transformé
par l’homme, on peut en faire un nouvel usage sans chercher à le
réhabiliter. C’est le cas lorsqu’on modifie un écosystème par
une gestion visant à privilégier un élément ou une fonction particulière. Le nouvel état peut être sans relation de structure ou de
fonctionnement avec l’écosystème préexistant dans le cas
d’espaces mis en culture.
Pour certains, la biologie de la restauration inclut également la
«création» qui consiste à créer de nouveaux habitats là où ils
n’existaient pas auparavant.
9 • La conservation de la diversité biologique
pour origine l’interprétation scientifique de ces nombreuses interventions
et manipulations de systèmes écologiques. Implicitement, l’écologie
de la restauration véhicule l’idée qu’il est possible de conduire des
expériences écologiques rigoureuses, qui permettent une démarche
prédictive. En outre, les problèmes abordés par les pratiques de restauration sont une source de nouvelles questions sur le plan scientifique.
Parmi les exemples d’application de la biologie de la restauration, on
peut citer la récupération de sites très endommagés à la suite d’exploitations et de travaux d’aménagement (décharges, mines, pistes de ski,
Il existe une terminologie complexe dans le domaine de l’écologie
de la restauration. Donner une définition des termes utilisés qui
soit reconnue par tous est un exercice périlleux. Il faut surtout
savoir qu’il y a différentes formes de restauration qui s’inscrivent
dans un continuum depuis la reconstruction de sites totalement
dévastés comme ceux de zones minières, jusqu’à des opérations
de portée limitée dans des écosystèmes peu perturbés.
– restauration (sensu stricto): c’est la transformation intentionnelle d’un milieu pour rétablir l’écosystème considéré comme
indigène et historique, dans sa composition taxinomique originelle, ainsi que dans ses fonctions essentielles (production, autoreproduction) préexistantes.
– réhabilitation: lorsque la pression exercée sur un écosystème a
été trop forte ou trop longue, ce dernier est incapable de revenir
à son état antérieur même si l’on relâche la pression humaine.
Seule une intervention humaine forte, mais limitée dans le
temps, permet de replacer l’écosystème sur une trajectoire favorable au rétablissement de ses fonctions essentielles.
– réaffectation: lorsqu’un écosystème a été fortement transformé
par l’homme, on peut en faire un nouvel usage sans chercher à le
réhabiliter. C’est le cas lorsqu’on modifie un écosystème par
une gestion visant à privilégier un élément ou une fonction particulière. Le nouvel état peut être sans relation de structure ou de
fonctionnement avec l’écosystème préexistant dans le cas
d’espaces mis en culture.
Pour certains, la biologie de la restauration inclut également la
«création» qui consiste à créer de nouveaux habitats là où ils
n’existaient pas auparavant.
