9.2 Approches de la conservation
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
9.2 APPROCHES DE LA CONSERVATION
La mise en œuvre opérationnelle de la conservation a suscité de nombreux
débats, souvent passionnés, quant aux modes d’action les plus appropriés. Une seule conclusion s’impose: il n’y a pas de solution simple
et universelle. On agit le plus souvent dans l’urgence et rien n’est
jamais entièrement satisfaisant sur le long terme.
9.2.1 Conservation in situ et ex situ
L’une des pratiques habituelles est la conservation in situ qui consiste
à maintenir les organismes vivants dans leur milieu naturel. Pour la
conservation d’espèces individuelles, les approches efficaces comprennent
Le principe de responsabilité
Les sociétés occidentales ont longtemps ignoré l’éthique en matière
d’environnement. C’est aux alentours des années 1980 que l’on a
commencé à admettre la dimension éthique de notre rapport à la
Nature. De manière schématique, l’homme est actuellement en
mesure de compromettre l’avenir de la Terre en raison de son emprise
technique sur la Nature. Les progrès scientifiques et techniques
peuvent se révéler dangereux en portant atteinte aux grands équilibres de la biosphère et compromettre la qualité de la vie humaine,
voire la survie des générations futures. On ne peut corriger la
technique par la technique. Il faut chercher des solutions hors de
la rationalité scientifique, et faire appel à une éthique, c’est-à-dire à
une théorie générale des normes, politiques, morales ou juridiques,
qui peuvent guider notre action.
À défaut de sciences, l’éthique intervient: c’est ce que Jonas
appelle «l’heuristique de la peur». La menace nous révèle que la
survie de l’humanité est en jeu, et nous sommes dans l’obligation
de la protéger en anticipant la catastrophe par des mesures appropriées. En conséquence, l’homme devient responsable de son
avenir (principe de responsabilité) et il se trouve investi d’une
mission de sauvegarde. Il a la responsabilité, devant les générations
futures, de leur transmettre un patrimoine commun et, en particulier,
un accès aux ressources naturelles suffisant pour leur permettre de
mener eux aussi une existence correcte.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
9.2 APPROCHES DE LA CONSERVATION
La mise en œuvre opérationnelle de la conservation a suscité de nombreux
débats, souvent passionnés, quant aux modes d’action les plus appropriés. Une seule conclusion s’impose: il n’y a pas de solution simple
et universelle. On agit le plus souvent dans l’urgence et rien n’est
jamais entièrement satisfaisant sur le long terme.
9.2.1 Conservation in situ et ex situ
L’une des pratiques habituelles est la conservation in situ qui consiste
à maintenir les organismes vivants dans leur milieu naturel. Pour la
conservation d’espèces individuelles, les approches efficaces comprennent
Le principe de responsabilité
Les sociétés occidentales ont longtemps ignoré l’éthique en matière
d’environnement. C’est aux alentours des années 1980 que l’on a
commencé à admettre la dimension éthique de notre rapport à la
Nature. De manière schématique, l’homme est actuellement en
mesure de compromettre l’avenir de la Terre en raison de son emprise
technique sur la Nature. Les progrès scientifiques et techniques
peuvent se révéler dangereux en portant atteinte aux grands équilibres de la biosphère et compromettre la qualité de la vie humaine,
voire la survie des générations futures. On ne peut corriger la
technique par la technique. Il faut chercher des solutions hors de
la rationalité scientifique, et faire appel à une éthique, c’est-à-dire à
une théorie générale des normes, politiques, morales ou juridiques,
qui peuvent guider notre action.
À défaut de sciences, l’éthique intervient: c’est ce que Jonas
appelle «l’heuristique de la peur». La menace nous révèle que la
survie de l’humanité est en jeu, et nous sommes dans l’obligation
de la protéger en anticipant la catastrophe par des mesures appropriées. En conséquence, l’homme devient responsable de son
avenir (principe de responsabilité) et il se trouve investi d’une
mission de sauvegarde. Il a la responsabilité, devant les générations
futures, de leur transmettre un patrimoine commun et, en particulier,
un accès aux ressources naturelles suffisant pour leur permettre de
mener eux aussi une existence correcte.
