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9 • La conservation de la diversité biologique
Depuis les années 1980, l’attention est focalisée sur la valeur économique de la diversité biologique tant au niveau des ressources génétiques
pour l’agriculture, que des utilisations dans le domaine industriel
(nouvelles molécules pour l’industrie pharmaceutique, biotechnologies,
etc.). Dans ce contexte la diversité biologique est apparue comme une
source potentielle de revenus, notamment pour les pays en développement, ce qui justifie in fine que l’on s’intéresse à sa conservation. Si
nous ne prenons pas les mesures nécessaires, nous perdrons l’opportunité
de tirer profit des avantages potentiels que la diversité biologique offre
à l’humanité.
Enfin, on reconnaît maintenant que la diversité biologique joue un
rôle dans les grands équilibres de la biosphère. De manière générale,
elle participe au cycle de l’eau et aux grands cycles géochimiques dont
ceux du carbone et de l’oxygène. Elle contribue ainsi à la régulation de
la composition physico-chimique de l’atmosphère et influe sur les grands
équilibres climatiques, et donc sur les conditions de la vie sur Terre.
Toutes ces fonctions écologiques sont le produit de relations complexes
entre espèces vivantes.
La conservation de la diversité biologique s’articule ainsi autour de
deux traditions bien distinctes qui tendent néanmoins à converger.
La gestion des ressources qui reconnaît implicitement que la protection
des espèces «utiles» est nécessaire au développement économique.
Ainsi, la diversité biologique, qui a une valeur économique est une
richesse à exploiter et valoriser. Elle constitue la base de l’alimentation
humaine. Elle fournit des matières premières pour l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et des parfums, etc. Actuellement
elle offre d’importantes perspectives de valorisation dans le domaine
des biotechnologies, notamment grâce aux micro-organismes qui
constituent un monde encore peu exploré. Il faut ajouter les retombées
du tourisme vert lié à l’intérêt du citadin pour la Nature et l’observation
d’espèces sauvages dans leur milieu une perception éthique de la
Nature pour laquelle toute perte d’espèce est regrettable, et qui prône
une protection maximale de la diversité biologique. La Conférence de
Rio et les débats suscités autour de la Conservation de la diversité
biologique ont bien mis en évidence que cette question avait une
dimension morale. Elle prolonge le débat philosophique sur les relations
que l’homme entretient avec la Nature. La disparition des espèces pose
à l’homme le problème moral fondamental de son rapport avec les autres
formes de vie et de sa responsabilité dans le maintien de la diversité
des formes vivantes (voir encadré).
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