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8 • La Nature « utile » : valeurs et usages de la diversité biologique
Le vaccin contre l’hépatite B est également un vaccin recombinant
produit par des levures ou par des cellules génétiquement modifiées
mises en culture. La transgénèse végétale offre également des perspectives pour produire des médicaments: le tabac peut être génétiquement
modifié pour produire de l’hémoglobine par exemple.
Un champ d’application nouveau des biotechnologies concerne les
activités de dépollution.
La phytodégradation consiste à accélérer la dégradation des composés
organiques polluants (hydrocarbures, pesticides, etc.) en présence de
plantes. Cette dégradation peut avoir lieu à l’extérieur de la plante,
grâce à l’activité des micro-organismes présents dans son environnement
racinaire (rhizosphère) ou dans la plante après absorption du composé
puis dégradation dans les cellules.
Des plantes et des micro-organismes sont capables de proliférer sur
des sols pollués, et d’absorber des métaux lourds: c’est la phytoremédiation. Il existe des plantes dites hyperaccumulatrices, poussant
sur des sols pollués, capables d’accumuler plus de 1% de métaux dans
leurs tissus. On peut ensuite incinérer ces plantes de manière à récupérer
les métaux qu’elles ont accumulés.
En 2000, des chercheurs ont réussi à produire une plante transgénique
capable de transformer les formes toxiques de mercure en d’autres plus
inoffensives. Ils ont utilisé un gène bactérien qu’ils ont introduit dans
Arabidopsis thaliana, et ont démontré que cette transformation lui
permettait de survivre sur des terrains contaminés par le méthylmercure.
Les animaux: des usines à médicaments?
La production pharmaceutique est peut-être à l’aube d’une révolution. Une partie de la recherche en biotechnologie s’oriente vers
l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés pour produire des
médicaments et des substances nutritives. Le principe est simple
en théorie: modifier le patrimoine génétique d’un animal pour lui
faire produire dans son lait, son sang, ses urines, une protéine d’intérêt pharmaceutique. Des espèces comme la chèvre et le mouton, la
souris et le lapin, la vache ou la poule, sont actuellement utilisées
par les industriels. Ces organismes se posent en concurrents des
cultures cellulaires avec des coûts de production très inférieurs,
pour produire des molécules complexes telles que des hormones,
des facteurs de croissance, des antigènes et des anticorps.
8 • La Nature « utile » : valeurs et usages de la diversité biologique
Le vaccin contre l’hépatite B est également un vaccin recombinant
produit par des levures ou par des cellules génétiquement modifiées
mises en culture. La transgénèse végétale offre également des perspectives pour produire des médicaments: le tabac peut être génétiquement
modifié pour produire de l’hémoglobine par exemple.
Un champ d’application nouveau des biotechnologies concerne les
activités de dépollution.
La phytodégradation consiste à accélérer la dégradation des composés
organiques polluants (hydrocarbures, pesticides, etc.) en présence de
plantes. Cette dégradation peut avoir lieu à l’extérieur de la plante,
grâce à l’activité des micro-organismes présents dans son environnement
racinaire (rhizosphère) ou dans la plante après absorption du composé
puis dégradation dans les cellules.
Des plantes et des micro-organismes sont capables de proliférer sur
des sols pollués, et d’absorber des métaux lourds: c’est la phytoremédiation. Il existe des plantes dites hyperaccumulatrices, poussant
sur des sols pollués, capables d’accumuler plus de 1% de métaux dans
leurs tissus. On peut ensuite incinérer ces plantes de manière à récupérer
les métaux qu’elles ont accumulés.
En 2000, des chercheurs ont réussi à produire une plante transgénique
capable de transformer les formes toxiques de mercure en d’autres plus
inoffensives. Ils ont utilisé un gène bactérien qu’ils ont introduit dans
Arabidopsis thaliana, et ont démontré que cette transformation lui
permettait de survivre sur des terrains contaminés par le méthylmercure.
Les animaux: des usines à médicaments?
La production pharmaceutique est peut-être à l’aube d’une révolution. Une partie de la recherche en biotechnologie s’oriente vers
l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés pour produire des
médicaments et des substances nutritives. Le principe est simple
en théorie: modifier le patrimoine génétique d’un animal pour lui
faire produire dans son lait, son sang, ses urines, une protéine d’intérêt pharmaceutique. Des espèces comme la chèvre et le mouton, la
souris et le lapin, la vache ou la poule, sont actuellement utilisées
par les industriels. Ces organismes se posent en concurrents des
cultures cellulaires avec des coûts de production très inférieurs,
pour produire des molécules complexes telles que des hormones,
des facteurs de croissance, des antigènes et des anticorps.
