8.4 Les usages de la diversité biologique
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Les processus d’alimentation et de respiration de la plante nettoient petit
à petit le sol et peuvent réduire la pollution jusqu’à 2% de son niveau
d’origine.
8.4.5 Animaux et plantes d’ornements
La diversité biologique est depuis longtemps un objet de récréation et
de loisir. L’industrie des plantes ornementales est particulièrement
florissante, et de nombreuses espèces tropicales ont été introduites en
Europe pour satisfaire la demande des collectionneurs ou la curiosité
de particuliers. Le nombre d’espèces végétales cultivées à des fins
ornementales est beaucoup plus élevé que celui des plantes à usage
agricoles. Ces plantes font l’objet d’innovations permanentes et de
nouvelles espèces, issues de formes sauvages ou d’hybridations, sont
régulièrement commercialisées.
Elles font également l’objet de nombreuses manipulations génétiques
pour fournir des souches plus attractives, aux fleurs plus belles ou plus
grandes. On annonce l’apparition prochaine sur le marché de la rose
bleue. Un gène responsable de la couleur bleu identifié chez le pétunia
a été transféré chez la rose pour produire la teinte souhaitée. À quand
la mythique tulipe noire dont rêvent les horticulteurs depuis des siècles!
Plus de 5 000 espèces d’orchidées font l’objet d’un commerce international, de même que de très nombreuses espèces de cactus. Si nombre
de ces espèces sont maintenant cultivées, une proportion importante
est encore prélevée en milieu naturel ce qui peut conduire localement à
leur extinction.
Le commerce d’animaux vivants est important, que ce soit comme
animaux d’agrément, ou pour les zoos, les aquariums, les travaux de
recherche (primates), etc. Les poissons d’aquarium font également
l’objet d’une forte demande d’amateurs européens ou nord-américains
qui paient parfois des sommes très importantes pour des espèces rares.
Sous le vocable NAC (nouveaux animaux de compagnie) se cache un
engouement pour les animaux de compagnie rares ou étranges: mygales,
serpents, guépards, singes, etc.
Certains produits comme l’ivoire, les écailles de tortue, les peaux de
serpent ou de crocodile, les fourrures de nombreuses espèces de mammifères, les plumes d’oiseaux, etc., ont des usages symboliques, culturels,
décoratifs ou vestimentaires. Ces produits, dont le commerce a été à
l’origine de massacres importants mettant en danger la survie de
plusieurs espèces particulièrement recherchées, font l’objet d’un contrôle
de plus en plus strict. Il en est de même pour ce qui est du marché
engendré par les collectionneurs d’insectes ou de coquillages, qui
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