8.4 Les usages de la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
basée sur la recherche de mutations spontanées ou provoquées par des
agents mutagènes. Les techniques de la biologie moléculaire ont été
parallèlement utilisées dès la fin des années 1970 en vue de productions
industrielles par des micro-organismes génétiquement modifiés. Ces
souches ne sont utilisées que pour le deuxième type de transformation.
Dans le domaine de la santé, des organismes génétiquement modifiés
sont utilisés à grande échelle depuis la fin des années 1970 pour produire
des protéines recombinantes (obtenues par recombinaison génétique).
Ainsi des bactéries ont été génétiquement modifiées pour synthétiser
des molécules telles que l’insuline humaine pour le traitement du diabète,
l’hormone de croissance, l’érythropoïétine qui stimule la production
de globules rouges, etc.
La majeure partie de l’insuline utilisée actuellement provient de bactéries
recombinantes et non plus de pancréas de porc. En 1986 la production,
d’hormone de croissance par des bactéries a permis de traiter sans danger
des enfants atteints de certaines formes de nanisme, alors que les traitements antérieurs à base d’hormones extraites d’hypophyses de cadavres
avaient entraîné une contamination par l’agent responsable de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob.
Les bactéries et la tradition: les fromages
La richesse gustative de produits fermentés comme le fromage de
fabrication artisanale, mais aussi la bière, est liée à la diversité des
micro-organismes utilisés. Chaque souche produit des arômes particuliers, et plus on a de micro-organismes, plus on a d’arômes…
Mais nous n’arrivons pas encore à décrire et encore moins à
contrôler tous les événements qui conduisent au produit final.
Actuellement, le maintien des productions traditionnelles doit faire
face aux exigences de santé publique qui poussent au contrôle de
la microflore en cours de fermentation afin de réduire les risques
de contamination par les Listeria par exemple. Cela est plus difficile pour des produits qui font intervenir des dizaines de souches
que pour des produits industriels, n’utilisant que quelques souches
sélectionnées, mais évidemment moins savoureux! Il y a peut-être
un espoir de mieux gérer la diversité microbienne d’un produit en
cours de fermentation: la mise au point de «puces à ADN» qui
pourraient permettre de suivre en temps réel l’évolution de la
microflore.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
basée sur la recherche de mutations spontanées ou provoquées par des
agents mutagènes. Les techniques de la biologie moléculaire ont été
parallèlement utilisées dès la fin des années 1970 en vue de productions
industrielles par des micro-organismes génétiquement modifiés. Ces
souches ne sont utilisées que pour le deuxième type de transformation.
Dans le domaine de la santé, des organismes génétiquement modifiés
sont utilisés à grande échelle depuis la fin des années 1970 pour produire
des protéines recombinantes (obtenues par recombinaison génétique).
Ainsi des bactéries ont été génétiquement modifiées pour synthétiser
des molécules telles que l’insuline humaine pour le traitement du diabète,
l’hormone de croissance, l’érythropoïétine qui stimule la production
de globules rouges, etc.
La majeure partie de l’insuline utilisée actuellement provient de bactéries
recombinantes et non plus de pancréas de porc. En 1986 la production,
d’hormone de croissance par des bactéries a permis de traiter sans danger
des enfants atteints de certaines formes de nanisme, alors que les traitements antérieurs à base d’hormones extraites d’hypophyses de cadavres
avaient entraîné une contamination par l’agent responsable de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob.
Les bactéries et la tradition: les fromages
La richesse gustative de produits fermentés comme le fromage de
fabrication artisanale, mais aussi la bière, est liée à la diversité des
micro-organismes utilisés. Chaque souche produit des arômes particuliers, et plus on a de micro-organismes, plus on a d’arômes…
Mais nous n’arrivons pas encore à décrire et encore moins à
contrôler tous les événements qui conduisent au produit final.
Actuellement, le maintien des productions traditionnelles doit faire
face aux exigences de santé publique qui poussent au contrôle de
la microflore en cours de fermentation afin de réduire les risques
de contamination par les Listeria par exemple. Cela est plus difficile pour des produits qui font intervenir des dizaines de souches
que pour des produits industriels, n’utilisant que quelques souches
sélectionnées, mais évidemment moins savoureux! Il y a peut-être
un espoir de mieux gérer la diversité microbienne d’un produit en
cours de fermentation: la mise au point de «puces à ADN» qui
pourraient permettre de suivre en temps réel l’évolution de la
microflore.
