8.4 Les usages de la diversité biologique
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
La vannerie, les textiles, la corderie, utilisent également une large
gamme de produits naturels. Environ 600 espèces de rotins d’Asie sont
à l’origine d’industries importantes en Chine, en Inde, en Indonésie, en
Thaïlande et aux Philippines. Le rotin est, après le bois, le second
produit forestier faisant l’objet d’un commerce international important.
On ne peut ignorer l’industrie du cuir et des peaux, qui artisanalement ou
de manière industrielle, tire également profit de la diversité des espèces.
8.4.3 Le bois
Le commerce du bois est une activité économique importante au
niveau international. Les forêts représentent un peu plus de 3 400 10 6 ha,
L’épopée du caoutchouc
L’un des végétaux sud-américains qui joua un rôle important dans
le développement industriel de ce siècle est le caoutchouc, encore
nommé le «bois qui pleure». Découvert par les premiers conquistadores, il servait aux Aztèques à fabriquer des balles dont les
qualités élastiques permettaient de pratiquer un jeu très populaire,
le «tlachli», fortement imprégné de croyances religieuses et qui
se terminait généralement par des sacrifices humains.
Les Espagnols apprirent à imperméabiliser des bottes et des tissus
en les graissant avec du latex, mais son utilisation en Europe restait
limitée car il perdait ses qualités au froid. La vulcanisation
(chauffage du caoutchouc avec du soufre) découverte de manière
accidentelle en 1839 aux États-Unis par Charles Goodyear, en stabilisant les propriétés physiques du latex par rapport aux changements
de température, devait ouvrir ainsi la voie à son avenir industriel.
Avec l’invention du pneu et le développement de la bicyclette,
puis de l’automobile, le caoutchouc de cueillette ne suffit plus. La
demande croît et suscite une exploitation particulièrement active à
la fin du siècle dernier, non seulement en Amazonie brésilienne où
les seringueros l’extraient de l’hévéa, mais également en Afrique où
on l’extraie de lianes et d’euphorbes.
Au terme d’une longue épopée, l’Amazonie, berceau de cette
ressource, en perdit tout le bénéfice au début du XX e siècle lorsque
furent créées de grandes plantations d’Hevea brasiliensis en Asie,
puis plus tard en Afrique, ruinant en partie l’économie des pays
exportateurs de caoutchouc de cueillette.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
La vannerie, les textiles, la corderie, utilisent également une large
gamme de produits naturels. Environ 600 espèces de rotins d’Asie sont
à l’origine d’industries importantes en Chine, en Inde, en Indonésie, en
Thaïlande et aux Philippines. Le rotin est, après le bois, le second
produit forestier faisant l’objet d’un commerce international important.
On ne peut ignorer l’industrie du cuir et des peaux, qui artisanalement ou
de manière industrielle, tire également profit de la diversité des espèces.
8.4.3 Le bois
Le commerce du bois est une activité économique importante au
niveau international. Les forêts représentent un peu plus de 3 400 10 6 ha,
L’épopée du caoutchouc
L’un des végétaux sud-américains qui joua un rôle important dans
le développement industriel de ce siècle est le caoutchouc, encore
nommé le «bois qui pleure». Découvert par les premiers conquistadores, il servait aux Aztèques à fabriquer des balles dont les
qualités élastiques permettaient de pratiquer un jeu très populaire,
le «tlachli», fortement imprégné de croyances religieuses et qui
se terminait généralement par des sacrifices humains.
Les Espagnols apprirent à imperméabiliser des bottes et des tissus
en les graissant avec du latex, mais son utilisation en Europe restait
limitée car il perdait ses qualités au froid. La vulcanisation
(chauffage du caoutchouc avec du soufre) découverte de manière
accidentelle en 1839 aux États-Unis par Charles Goodyear, en stabilisant les propriétés physiques du latex par rapport aux changements
de température, devait ouvrir ainsi la voie à son avenir industriel.
Avec l’invention du pneu et le développement de la bicyclette,
puis de l’automobile, le caoutchouc de cueillette ne suffit plus. La
demande croît et suscite une exploitation particulièrement active à
la fin du siècle dernier, non seulement en Amazonie brésilienne où
les seringueros l’extraient de l’hévéa, mais également en Afrique où
on l’extraie de lianes et d’euphorbes.
Au terme d’une longue épopée, l’Amazonie, berceau de cette
ressource, en perdit tout le bénéfice au début du XX e siècle lorsque
furent créées de grandes plantations d’Hevea brasiliensis en Asie,
puis plus tard en Afrique, ruinant en partie l’économie des pays
exportateurs de caoutchouc de cueillette.
