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7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
échaudée par les atteintes récentes à la sécurité alimentaire. Or, la
régulation des risques potentiels posés par les OGM s’inscrit dans un
contexte d’incertitude. Personne ne sait a priori si ces OGM auront un
impact sur la santé humaine ou sur les espèces sauvages, et les scientifiques sont partagés sur les conséquences prévisibles. En fait, la disparition, la persistance ou la multiplication des OGM sont réglées comme
celles de tous les autres êtres vivants par les trois processus de mutation,
sélection et dérive génétique. Et c’est cela qui pose problème: potentiellement, certains de ces organismes sont susceptibles de prendre une
place dans la biosphère qui n’est pas nécessairement celle que les
hommes leur réservent dans leurs prévisions. L’avenir instruira à cette
occasion les chercheurs sur les processus fondamentaux de l’évolution
de la biodiversité. Mais en l’absence de certitudes scientifiques quant
aux futurs possibles, la société poussée par les nécessités économiques
qu’elle se donne, devra traiter la relation entre les organismes génétiquement modifiés et la biodiversité en termes de risques et de précaution.
L’innocuité des OGM reste à prouver et des avis contradictoires
s’expriment. Les interrogations des citoyens sur les risques potentiels
des OGM ne trouvent pas vraiment de réponse dans le cadre institutionnel: pour refuser une innovation technologique, il faut prouver qu’elle
est dangereuse; encore faut-il que les recherches soient suffisantes.
Actuellement la régulation des risques potentiels posés par les OGM
s’est engagée dans deux directions: la politique de l’étiquetage et le
protocole de biosécurité. L’objectif central du protocole biosécurité
adopté en janvier 2000 à Montréal est de protéger la diversité biologique des risques potentiels posés par les organismes vivants modifiés
(OVM). Il définit les conditions d’échanges transfrontaliers des entités
Chez les plantes à fleurs, la dissémination du transgène à une autre
espèce pourrait passer par la reproduction sexuée, c’est-à-dire par
l’hybridation entre la plante cultivée et des espèces sauvages apparentées et adventices. Si ces dernières devaient acquérir la résistance à un herbicide, il n’y aurait aucun intérêt à produire des
espèces génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Cette
hypothèse est prise au sérieux dans le cas du colza qui peut
s’hybrider avec des espèces sauvages proches (navette, ravenelle),
ainsi que pour la betterave. Par contre le risque paraît nul pour le
maïs ou le soja qui, en Europe occidentale, ne peuvent s’hybrider
avec aucune autre espèce.
7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
échaudée par les atteintes récentes à la sécurité alimentaire. Or, la
régulation des risques potentiels posés par les OGM s’inscrit dans un
contexte d’incertitude. Personne ne sait a priori si ces OGM auront un
impact sur la santé humaine ou sur les espèces sauvages, et les scientifiques sont partagés sur les conséquences prévisibles. En fait, la disparition, la persistance ou la multiplication des OGM sont réglées comme
celles de tous les autres êtres vivants par les trois processus de mutation,
sélection et dérive génétique. Et c’est cela qui pose problème: potentiellement, certains de ces organismes sont susceptibles de prendre une
place dans la biosphère qui n’est pas nécessairement celle que les
hommes leur réservent dans leurs prévisions. L’avenir instruira à cette
occasion les chercheurs sur les processus fondamentaux de l’évolution
de la biodiversité. Mais en l’absence de certitudes scientifiques quant
aux futurs possibles, la société poussée par les nécessités économiques
qu’elle se donne, devra traiter la relation entre les organismes génétiquement modifiés et la biodiversité en termes de risques et de précaution.
L’innocuité des OGM reste à prouver et des avis contradictoires
s’expriment. Les interrogations des citoyens sur les risques potentiels
des OGM ne trouvent pas vraiment de réponse dans le cadre institutionnel: pour refuser une innovation technologique, il faut prouver qu’elle
est dangereuse; encore faut-il que les recherches soient suffisantes.
Actuellement la régulation des risques potentiels posés par les OGM
s’est engagée dans deux directions: la politique de l’étiquetage et le
protocole de biosécurité. L’objectif central du protocole biosécurité
adopté en janvier 2000 à Montréal est de protéger la diversité biologique des risques potentiels posés par les organismes vivants modifiés
(OVM). Il définit les conditions d’échanges transfrontaliers des entités
Chez les plantes à fleurs, la dissémination du transgène à une autre
espèce pourrait passer par la reproduction sexuée, c’est-à-dire par
l’hybridation entre la plante cultivée et des espèces sauvages apparentées et adventices. Si ces dernières devaient acquérir la résistance à un herbicide, il n’y aurait aucun intérêt à produire des
espèces génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Cette
hypothèse est prise au sérieux dans le cas du colza qui peut
s’hybrider avec des espèces sauvages proches (navette, ravenelle),
ainsi que pour la betterave. Par contre le risque paraît nul pour le
maïs ou le soja qui, en Europe occidentale, ne peuvent s’hybrider
avec aucune autre espèce.
