7.4 La révolution biotechnologique et les OGM
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
que des hybrides entre différentes espèces. De nos jours, ces méthodes
simples mais qui demandent du temps, sont supplantées par les moyens
issus de la biologie moléculaire. On peut extraire un seul gène d’une
cellule animale ou végétale et l’introduire dans un individu de même
espèce ou d’espèce différente pour que celui-ci acquière l’information
souhaitée. Ces produits vivants de la biotechnologie moderne sont
qualifiés d’OGM (organismes génétiquement modifiés) ou d’OVM
(organismes vivants modifiés).
Les transferts de gènes sont réalisables en particulier pour les plantes
cultivées majeures. Il vise à conférer, à certaines variétés, des propriétés
particulièrement intéressantes: résistance à des herbicides ou des
parasites, production de molécules utiles (vitamines, protéines), maturité
contrôlable, etc. En Amérique du Nord et du Sud, en Chine, cela
concerne des productions de masse comme le maïs, le soja, le colza ou
le coton.
Depuis 1983, date de la production du premier tabac résistant à un
antibiotique, le nombre des espèces qui ont fait l’objet d’un transfert
de gènes a fortement augmenté. En Europe, les premiers essais transgéniques datent de 1987. C’est en 1994 que le premier fruit génétiquement modifié, une tomate à maturation retardée, a été commercialisé
aux États-Unis suivi par des courgettes et des melons rendus résistants
à des virus. Des recherches sont également en cours pour améliorer la
résistance des plantes à la sécheresse ou à la salinité des sols. Il est
possible de produire des plantes transgéniques qui sécrètent une
substance toxique contre les insectes ravageurs, ce qui introduit une
protection permanente et évite l’utilisation d’insecticides. Mais il existe
un risque que ces propriétés se transmettent aux espèces apparentées et
la biotechnologie pose des problèmes à la société.
En Europe, le nombre d’OGM autorisés est très réduit. En France ne
sont autorisés à la culture que du tabac et du maïs tolérants à un herbicide ainsi que des variétés de maïs producteurs d’une protéine insecticide
issue du Bacillus thuringiensis qui les rend résistant à la pyrale. Ces
autorisations sont assorties de mesures de suivi (biovigilance, voir
encadré) de l’utilisation des semences.
7.4.3 Comment prévenir les risques liés aux OGM?
La mise sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM)
fait l’objet d’âpres débats entre les industriels des biotechnologies
encouragés par les bénéfices potentiels de leurs innovations génétiques,
les agriculteurs dont l’avenir est en jeu, et l’opinion publique qui a été
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