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7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
• La conservation «à la ferme»: l’objectif est de préserver les nombreuses variétés locales de plantes cultivées ou d’animaux domestiques
qui ont été patiemment sélectionnées par les agriculteurs sur des
critères d’adaptation aux conditions locales ou d’usages spécifiques.
Dans de nombreux pays les agriculteurs pratiquent à la ferme la
conservation de la diversité génétique en entretenant des races traditionnelles.
• La conservation in situ des ressources génétiques des plantes sauvages
apparentées aux plantes cultivées. Elle nécessite une approche spécifique car la plupart des aires protégées ont été établies pour entretenir
un paysage renommé, ou pour sauver un mammifère ou un oiseau rare,
mais rarement pour conserver une plante sauvage. En outre, beaucoup de ces variétés sauvages ne sont présentes que dans des zones
assez limitées. Il en résulte que les zones naturelles protégées déjà
existantes ne sont pas toutes aptes à la constitution de réserves génétiques de plantes sauvages apparentées et que des réserves spécialisées
sont souvent nécessaires. Il semble logique d’accorder la priorité
aux espèces qui ne peuvent être conservées facilement ex situ telles
l’hévéa en Amazonie, le cacao et l’arachide en Amérique latine, le
caféier en Afrique, les agrumes en Asie, etc.
Les deux modes de gestion sont clairement complémentaires pour
optimiser l’enrichissement des ressources concernées. Les collections
ainsi rassemblées ne présentent pas un échantillonnage équilibré de la
diversité génétique végétale globale, puisque 60% des accessions
proviennent de moins de 1% des espèces vivantes. De plus l’exploration
des réserves potentielles est loin d’être assurée: les botanistes estiment
que nous ne consommons que 3 000 espèces alors que 20 000 seraient
comestibles!
La gestion des ressources génétiques animales se présente différemment. Seule une quarantaine d’espèces est concernée et beaucoup ne
font pas l’objet de collections formellement organisées. Collections,
banques de sperme et élevages contrôlés sont cependant indispensables
pour entretenir la diversité des races domestiques. Les saumons ou les
abeilles sont traités selon les mêmes démarches que les plantes. Un
immense effort de cryoconservation est réalisé par les banques de
sperme dans le cadre de programmes d’inséminations artificielles. Le
maintien des races locales à faible effectif demande pour les ovins, les
caprins, les volailles, etc., des plans d’élevage adaptés et des troupeaux
spécialisés. La charge financière en est partagée entre les institutions
publiques, les associations de professionnels et de nombreux amateurs.
7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
• La conservation «à la ferme»: l’objectif est de préserver les nombreuses variétés locales de plantes cultivées ou d’animaux domestiques
qui ont été patiemment sélectionnées par les agriculteurs sur des
critères d’adaptation aux conditions locales ou d’usages spécifiques.
Dans de nombreux pays les agriculteurs pratiquent à la ferme la
conservation de la diversité génétique en entretenant des races traditionnelles.
• La conservation in situ des ressources génétiques des plantes sauvages
apparentées aux plantes cultivées. Elle nécessite une approche spécifique car la plupart des aires protégées ont été établies pour entretenir
un paysage renommé, ou pour sauver un mammifère ou un oiseau rare,
mais rarement pour conserver une plante sauvage. En outre, beaucoup de ces variétés sauvages ne sont présentes que dans des zones
assez limitées. Il en résulte que les zones naturelles protégées déjà
existantes ne sont pas toutes aptes à la constitution de réserves génétiques de plantes sauvages apparentées et que des réserves spécialisées
sont souvent nécessaires. Il semble logique d’accorder la priorité
aux espèces qui ne peuvent être conservées facilement ex situ telles
l’hévéa en Amazonie, le cacao et l’arachide en Amérique latine, le
caféier en Afrique, les agrumes en Asie, etc.
Les deux modes de gestion sont clairement complémentaires pour
optimiser l’enrichissement des ressources concernées. Les collections
ainsi rassemblées ne présentent pas un échantillonnage équilibré de la
diversité génétique végétale globale, puisque 60% des accessions
proviennent de moins de 1% des espèces vivantes. De plus l’exploration
des réserves potentielles est loin d’être assurée: les botanistes estiment
que nous ne consommons que 3 000 espèces alors que 20 000 seraient
comestibles!
La gestion des ressources génétiques animales se présente différemment. Seule une quarantaine d’espèces est concernée et beaucoup ne
font pas l’objet de collections formellement organisées. Collections,
banques de sperme et élevages contrôlés sont cependant indispensables
pour entretenir la diversité des races domestiques. Les saumons ou les
abeilles sont traités selon les mêmes démarches que les plantes. Un
immense effort de cryoconservation est réalisé par les banques de
sperme dans le cadre de programmes d’inséminations artificielles. Le
maintien des races locales à faible effectif demande pour les ovins, les
caprins, les volailles, etc., des plans d’élevage adaptés et des troupeaux
spécialisés. La charge financière en est partagée entre les institutions
publiques, les associations de professionnels et de nombreux amateurs.
