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7 • Les ressources génétiques et les biotechnologies
7.1 LA DOMESTICATION DE LA NATURE:
UNE LONGUE HISTOIRE
Depuis l’émergence de l’espèce Homo sapiens, l’utilisation des ressources végétales et animales s’est faite au jour le jour et en accommodant
les aléas épidémiques ou climatiques. La maîtrise des outils et du feu a
augmenté l’efficacité de la cueillette, de la chasse et de la culture, et
favorisé les efforts de domestication. L’agriculture et les défrichements
ont été les grandes inventions des peuples néolithiques. De cette
époque datent l’élevage des bovins, des caprins, des ovins, des chiens
comme le choix raisonné des arbres à entretenir et des plantes à cultiver
et à améliorer.
En Europe de l’Ouest, l’Antiquité est une période où les conquêtes
romaines et l’expansion de la religion chrétienne amènent en pays
océanique des plantes et des techniques qui n’y existaient pas: travail
Le concept de ressources biologiques a été promu en 1998 par
l’OCDE. Ce sont les collections d’organismes cultivables (cellules
végétales, microbiennes ou animales), les éléments réplicables de
ces organismes (acides nucléiques, fragments de tissus), les organismes et tissus non encore réplicables, ainsi que les bases de
données concernant les informations moléculaires, physiologiques
et structurales relatives à ces collections. La bio-informatique
assure le stockage et la valorisation des informations utiles aux
biologistes.
À la fin du XVI e siècle Olivier de Serres, dans son traité d’agriculture, prônait pour la France des pratiques de bon père de famille.
Il se souciait d’équilibrer les prélèvements et les exportations. Les
profits tirés de la culture devraient être partagés entre gains immédiats et investissements destinés à maintenir le potentiel de
production, la fertilité des sols et la diversité des ressources. L’auteur
mettait en garde contre une exploitation qui extrait du vivant un
profit comme le sel d’une mine et ne se préoccupe pas de fournir
à l’agrosystème les moyens et le temps de se reconstituer. Là,
réside en effet la spécificité remarquable de la vie qui est capable
de se reproduire et de tolérer des prélèvements à condition que
ceux-ci ne mettent pas en péril sa capacité de reconstruction.
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