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6 • Dynamique de la diversité biologique et conséquences (santé)
ou d’élevage, sont à l’origine d’un enrichissement de l’eau de mer en
éléments nutritifs qui favorise ces proliférations algales. En milieu d’eau
douce, ce sont les Cyanobactéries qui se développent dans les milieux
eutrophisés et émettent également des toxines dangereuses pour
l’homme…
La ciguatera ou «gratte» est provoquée par des neurotoxines marines
dans plusieurs zones du Pacifique et de l’océan Indien. On a longtemps
pensé que ces toxines étaient produites par plusieurs variétés de poissons
marins, alors que le responsable est le dinoflagellé Gambierdiscus toxicus,
vivant en épiphyte des grandes algues ou des coraux, et consommé par
les poissons.
6.3.4 Les allergies
L’allergie, qui est souvent une expression pathologique de l’anaphylaxie,
apparaît comme une hypersensibilité immédiate: la réaction se manifeste dans les minutes qui suivent la stimulation. Elle a comme support
immunologique l’induction par un antigène (ou allergène), et la synthèse
d’une classe particulière d’anticorps, les immunoglobulines E ou IgE.
Les facteurs extrinsèques responsables de la production d’IgE chez
l’homme se trouvent le plus souvent dans l’environnement. Sans danger
pour la plupart des individus, ils se comportent comme des antigènes
banals chez les sujets sains et comme des allergènes chez les patients
allergiques.
Les pneumallergènes, responsables des sensibilisations respiratoires,
ont diverses origines:
a) les pollens qui sont responsables de 50% des cas d’allergie dans
notre pays, soit près de 4% de la population. Les principales sources
sont les pollens de graminées et d’arbres. L’introduction de plantes
originaires d’autres continents peut augmenter les risques de réactions
allergiques;
b) les acariens du genre Dermatophagoïdes constituent la principale
source d’allergies dans les poussières des maisons et sont responsables
de la majorité des asthmes à composante allergénique. Le matelas est
leur véritable niche écologique, mais on en trouve également dans les
tapis et moquettes, ainsi que dans des aliments entreposés. Les modes de
vie modernes ont ainsi profité dans une certaine mesure aux acariens.
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