6.4 Adaptation des agents pathogènes aux moyens de lutte
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
6.4 PHÉNOMÈNES D’ADAPTATION DES AGENTS
PATHOGÈNES ET DE LEURS VECTEURS
AUX MOYENS DE LUTTE
Les hommes ont développé des moyens de lutte contre les pathogènes.
Ils ont espéré, à certains moments, pouvoir juguler définitivement
certaines endémies grâce au progrès technique. Cet espoir a été de courte
durée en général car les pathogènes et leurs vecteurs ont déployé tout un
ensemble de stratégies qui leur ont permis de survivre face aux moyens
de lutte.
6.4.1 Résistance aux antibiotiques
Les antibiotiques sont des substances chimiques naturelles produites
par certains micro-organismes (champignons, bactéries du sol) qui ont
la propriété, à faible concentration, de détruire ou d’inhiber la croissance d’autres micro-organismes. Le premier antibiotique (la célèbre
pénicilline) a été découvert en 1928 par Alexander Fleming, et introduit
Originaire d’Amérique, l’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) qui
appartient à la famille du tournesol est apparue en Europe à la fin
du XIX e siècle, introduite avec le trèfle rouge d’Argentine et les
plants de pomme de terre. Cette plante pionnière, opportuniste,
affectionne les terres dénudées telles que les friches et bords de
route, mais également les terres cultivées et les sols faiblement
plantés. Son pollen très fin et particulièrement abondant est un
allergisant redoutable. Un seul pied peut émettre 2,5 milliards de
grains de pollen qui peuvent être transportés par le vent jusqu’à
100 km de leur point d’origine. Des troubles interviennent chez
les personnes sensibles à partir d’un à trois grains de pollen par
mètre cube d’air. Or dans la région Rhône-Alpes on observe jusqu’à
100 grains par mètre cube au moment du pic de pollinisation (d’août
à octobre), et près de 10% de la population y est allergique, ce qui
crée un problème sérieux de santé publique. Il semble que la
prolifération récente de l’ambroisie dans cette région française
soit le résultat du gel de terres agricoles imposé par la Commission
de Bruxelles au début des années 1990. Des campagnes d’éradication
ont été entreprises, avec une efficacité toute relative cependant.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
6.4 PHÉNOMÈNES D’ADAPTATION DES AGENTS
PATHOGÈNES ET DE LEURS VECTEURS
AUX MOYENS DE LUTTE
Les hommes ont développé des moyens de lutte contre les pathogènes.
Ils ont espéré, à certains moments, pouvoir juguler définitivement
certaines endémies grâce au progrès technique. Cet espoir a été de courte
durée en général car les pathogènes et leurs vecteurs ont déployé tout un
ensemble de stratégies qui leur ont permis de survivre face aux moyens
de lutte.
6.4.1 Résistance aux antibiotiques
Les antibiotiques sont des substances chimiques naturelles produites
par certains micro-organismes (champignons, bactéries du sol) qui ont
la propriété, à faible concentration, de détruire ou d’inhiber la croissance d’autres micro-organismes. Le premier antibiotique (la célèbre
pénicilline) a été découvert en 1928 par Alexander Fleming, et introduit
Originaire d’Amérique, l’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) qui
appartient à la famille du tournesol est apparue en Europe à la fin
du XIX e siècle, introduite avec le trèfle rouge d’Argentine et les
plants de pomme de terre. Cette plante pionnière, opportuniste,
affectionne les terres dénudées telles que les friches et bords de
route, mais également les terres cultivées et les sols faiblement
plantés. Son pollen très fin et particulièrement abondant est un
allergisant redoutable. Un seul pied peut émettre 2,5 milliards de
grains de pollen qui peuvent être transportés par le vent jusqu’à
100 km de leur point d’origine. Des troubles interviennent chez
les personnes sensibles à partir d’un à trois grains de pollen par
mètre cube d’air. Or dans la région Rhône-Alpes on observe jusqu’à
100 grains par mètre cube au moment du pic de pollinisation (d’août
à octobre), et près de 10% de la population y est allergique, ce qui
crée un problème sérieux de santé publique. Il semble que la
prolifération récente de l’ambroisie dans cette région française
soit le résultat du gel de terres agricoles imposé par la Commission
de Bruxelles au début des années 1990. Des campagnes d’éradication
ont été entreprises, avec une efficacité toute relative cependant.
