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6 • Dynamique de la diversité biologique et conséquences (santé)
6.3 ACTIVITÉS HUMAINES, DIVERSITÉ
BIOLOGIQUE, ET SANTÉ HUMAINE
L’homme agit sur son environnement: il modifie les caractéristiques
physiques et biologiques des écosystèmes. Le commerce international
et les nombreux échanges intercontinentaux entraînent notamment la
dissémination des pathogènes et de leurs vecteurs. L’extension des
Maladies virales émergentes et rongeurs
Les occasions d’interactions entre les humains et les populations
de rongeurs sont nombreuses et constantes, tant en milieu urbain,
qu’en milieu agricole ou forestier. Or les rongeurs partagent avec
l’homme un grand nombre de vecteurs de maladies et de parasites.
Ce sont notamment des «réservoirs naturels» de virus transmissibles à l’homme. Ainsi, les mulots et les campagnols sont les hôtes
habituels des Hantavirus. En Amérique du Nord les souches Sin
Nombre sont véhiculées par la souris à patte blanche. En Amérique
du Sud, plusieurs espèces de rongeurs servent d’hôtes à des virus de
la famille des Arénavirus. En Afrique de l’Ouest, plusieurs espèces
de rats (Mastomys sp.) seraient également impliquées dans la
transmission du virus de la fièvre de Lassa.
Les risques inhérents aux interactions hommes/rongeurs, augmentent
parallèlement à la densité des rongeurs, à la diversité en espèces et
avec la proximité des humains. La création d’habitats nouveaux
par l’homme peut favoriser la pullulation de certaines espèces de
rongeurs, augmentant les risques de contact. De même, l’homme
par son comportement peut développer des activités (déboisement
par exemple) qui le rapprochent de certaines espèces de rongeurs
avec lesquelles il avait jusque-là peu de contacts.
Avec les bateaux, les Européens ont également introduits le rat,
Rattus norvegicus, dans de nombreuses régions du monde. Cette
espèce transmet le bacille de la peste, Yersinia pestis. En Amérique
du Nord, il y a eu passage progressif du virus de la peste à des
rongeurs autochtones, de telle sorte que le réservoir est maintenant
permanent et rural. Si la peste est actuellement contenue dans la
plupart des régions du monde, elle est susceptible néanmoins de
réapparaître à tous moments. Au Pérou par exemple, elle a fait
plusieurs dizaines de morts au début des années 1990.
6 • Dynamique de la diversité biologique et conséquences (santé)
6.3 ACTIVITÉS HUMAINES, DIVERSITÉ
BIOLOGIQUE, ET SANTÉ HUMAINE
L’homme agit sur son environnement: il modifie les caractéristiques
physiques et biologiques des écosystèmes. Le commerce international
et les nombreux échanges intercontinentaux entraînent notamment la
dissémination des pathogènes et de leurs vecteurs. L’extension des
Maladies virales émergentes et rongeurs
Les occasions d’interactions entre les humains et les populations
de rongeurs sont nombreuses et constantes, tant en milieu urbain,
qu’en milieu agricole ou forestier. Or les rongeurs partagent avec
l’homme un grand nombre de vecteurs de maladies et de parasites.
Ce sont notamment des «réservoirs naturels» de virus transmissibles à l’homme. Ainsi, les mulots et les campagnols sont les hôtes
habituels des Hantavirus. En Amérique du Nord les souches Sin
Nombre sont véhiculées par la souris à patte blanche. En Amérique
du Sud, plusieurs espèces de rongeurs servent d’hôtes à des virus de
la famille des Arénavirus. En Afrique de l’Ouest, plusieurs espèces
de rats (Mastomys sp.) seraient également impliquées dans la
transmission du virus de la fièvre de Lassa.
Les risques inhérents aux interactions hommes/rongeurs, augmentent
parallèlement à la densité des rongeurs, à la diversité en espèces et
avec la proximité des humains. La création d’habitats nouveaux
par l’homme peut favoriser la pullulation de certaines espèces de
rongeurs, augmentant les risques de contact. De même, l’homme
par son comportement peut développer des activités (déboisement
par exemple) qui le rapprochent de certaines espèces de rongeurs
avec lesquelles il avait jusque-là peu de contacts.
Avec les bateaux, les Européens ont également introduits le rat,
Rattus norvegicus, dans de nombreuses régions du monde. Cette
espèce transmet le bacille de la peste, Yersinia pestis. En Amérique
du Nord, il y a eu passage progressif du virus de la peste à des
rongeurs autochtones, de telle sorte que le réservoir est maintenant
permanent et rural. Si la peste est actuellement contenue dans la
plupart des régions du monde, elle est susceptible néanmoins de
réapparaître à tous moments. Au Pérou par exemple, elle a fait
plusieurs dizaines de morts au début des années 1990.
