6.2 Les pathologies émergentes
153
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
• Le passage de plus en plus fréquemment observé de pathogènes d’une
espèce sauvage à une autre. Des mortalités massives ont ainsi été
constatées récemment chez des animaux marins tels que les mammifères et les coraux, en raison d’une augmentation de la fréquence des
épidémies, et de l’apparition de nouvelles maladies. L’origine de
nombre de ces nouvelles maladies s’explique par le passage d’un
pathogène à un nouvel hôte et non pas par l’apparition de nouveaux
pathogènes. Il est probable que les changements climatiques et les
activités humaines qui ont accéléré le transport d’espèces dans le
monde ont mis en contact des hôtes avec des pathogènes auxquels
ils n’avaient pas été exposés jusque-là, ce qui expliquerait cette
explosion de nouvelles maladies chez différentes espèces.
La grippe aviaire
Les «grippes» sont des zoonoses qui affectent de nombreuses
espèces animales. La vaste famille des Influenzavirus comprend
des virus responsables de la grippe humaine «classique», et
différentes souches adaptées chacune à l’infection d’une espèce
animale: chevaux, volailles, porc, mammifères marins, etc. Les
virus de la grippe évoluent continuellement par mutation. Certains
variants sont particulièrement virulents pour l’homme. La pandémie
de grippe qui a sévi entre 1918 et 1919 (la grippe dite «espagnole»)
a tué entre 20 et 40 millions de personnes, plus que la Première
Guerre mondiale. Ce fut probablement l’une des plus grandes
catastrophes naturelles ayant frappé l’humanité. Depuis on a connu
la grippe asiatique en 1957, et la grippe de Hong Kong en 1968.
Le virus de la grippe aviaire H5N1 appartient à la catégorie des
virus hautement pathogènes. Il a été repéré pour la première fois
chez l’homme en 1997, lors d’une épidémie à Hongkong. Il est
réapparu fin 2003, provoquant d’abord des épizooties chez les
volailles dans plusieurs pays d’Asie, suivies des premiers cas
humains. Dans l’état actuel, le virus ne semble pas capable de se
transmettre efficacement d’homme à homme. Mais on peut craindre
que le virus de la grippe aviaire et le virus de la grippe humaine
infestent simultanément un même hôte, comme le porc par exemple.
Auquel cas, des échanges de gènes seraient possibles conduisant à
l’apparition de nouveaux agents pathogènes pour l’homme.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
• Le passage de plus en plus fréquemment observé de pathogènes d’une
espèce sauvage à une autre. Des mortalités massives ont ainsi été
constatées récemment chez des animaux marins tels que les mammifères et les coraux, en raison d’une augmentation de la fréquence des
épidémies, et de l’apparition de nouvelles maladies. L’origine de
nombre de ces nouvelles maladies s’explique par le passage d’un
pathogène à un nouvel hôte et non pas par l’apparition de nouveaux
pathogènes. Il est probable que les changements climatiques et les
activités humaines qui ont accéléré le transport d’espèces dans le
monde ont mis en contact des hôtes avec des pathogènes auxquels
ils n’avaient pas été exposés jusque-là, ce qui expliquerait cette
explosion de nouvelles maladies chez différentes espèces.
La grippe aviaire
Les «grippes» sont des zoonoses qui affectent de nombreuses
espèces animales. La vaste famille des Influenzavirus comprend
des virus responsables de la grippe humaine «classique», et
différentes souches adaptées chacune à l’infection d’une espèce
animale: chevaux, volailles, porc, mammifères marins, etc. Les
virus de la grippe évoluent continuellement par mutation. Certains
variants sont particulièrement virulents pour l’homme. La pandémie
de grippe qui a sévi entre 1918 et 1919 (la grippe dite «espagnole»)
a tué entre 20 et 40 millions de personnes, plus que la Première
Guerre mondiale. Ce fut probablement l’une des plus grandes
catastrophes naturelles ayant frappé l’humanité. Depuis on a connu
la grippe asiatique en 1957, et la grippe de Hong Kong en 1968.
Le virus de la grippe aviaire H5N1 appartient à la catégorie des
virus hautement pathogènes. Il a été repéré pour la première fois
chez l’homme en 1997, lors d’une épidémie à Hongkong. Il est
réapparu fin 2003, provoquant d’abord des épizooties chez les
volailles dans plusieurs pays d’Asie, suivies des premiers cas
humains. Dans l’état actuel, le virus ne semble pas capable de se
transmettre efficacement d’homme à homme. Mais on peut craindre
que le virus de la grippe aviaire et le virus de la grippe humaine
infestent simultanément un même hôte, comme le porc par exemple.
Auquel cas, des échanges de gènes seraient possibles conduisant à
l’apparition de nouveaux agents pathogènes pour l’homme.
