5.4 Les relations de voisinage entre espèces
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Les lichens sont un bon exemple d’association symbiotique. Le
partenaire photosynthétique est une cyanobactérie ou une algue verte
(85% des cas). L’autre partenaire est le plus souvent un champignon
ascomycète (famille dont font aussi partie la truffe et la morille). Alors
que l’algue assure la synthèse des composés carbonés, les champignons
offrent un substrat protecteur à l’algue et facilitent probablement son
alimentation en eau et en sels minéraux. Les lichens ont colonisé presque
tous les habitats terrestres, y compris les plus hostiles, que ce soit les
côtes rocheuses ou les sommets des montagnes, en passant par les déserts
arides. Ils constituent la biomasse terrestre dominante sur le continent
Antarctique. On a pu les qualifier de «success story» évolutive. La clé
de la survie des lichens dans des environnements climatiques extrêmes
réside dans leurs capacités à survivre, en état de dormance, à un stress
hydrique sévère, et à rétablir rapidement leur activité métabolique lors
de leur réhydratation.
5.4.3 Le parasitisme
Le parasitisme est une forme de relation dans laquelle un organisme
(le parasite) tire profit de l’hôte. Les parasites détournent à leur profit
une partie des ressources normalement destinées à la croissance, la
survie et la reproduction des hôtes. Bien qu’ils soient le plus souvent
invisibles, les parasites n’en sont pas moins omniprésents. Ils sont
extrêmement nombreux, au point que l’on se demande aujourd’hui s’il
n’y a pas davantage d’espèces parasites que d’espèces libres.
La relation hôte/parasite peut se schématiser par un face-à-face qui
met en jeu deux processus: d’une part la probabilité de rencontre et
d’autre part la compatibilité entre les partenaires. L’hôte, comme le
parasite, joue sur les deux tableaux.
Dans le couple hôte/parasite, le parasite essaie en permanence
d’inventer des adaptations qui lui permettent de rencontrer son hôte,
alors que ce dernier s’ingénie à trouver des adaptations pour ne pas
rencontrer le parasite ou pour lui rendre la vie difficile. Ils ont donc un
besoin constant de renouveler leur diversité génétique. Chez les parasites
ce renouvellement se fait par mutation (exemple du virus du sida), par
transfert de gènes (cas du virus de la grippe) et par recombinaison
génétique.
Des recherches récentes ont montré que les gènes du parasite peuvent
s’exprimer dans le phénotype de l’hôte et par conséquent, modifier
certains caractères de ce dernier. Cette «manipulation» permet au
parasite, soit de modifier le comportement de l’hôte en vue d’assurer
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