120 5 • Diversité biologique et fonctionnement des systèmes écologiques
5.4.1 La compétition
Il s’agit de la lutte de deux ou plusieurs espèces pour l’utilisation d’une
même ressource qui peut être de l’espace ou de la nourriture. Une
population d’une espèce qui possède un avantage compétitif dans l’appropriation d’une ressource, s’assure du contrôle de cette ressource et
élimine les populations d’autres espèces appartenant au même peuplement. C’est le principe de l’exclusion compétitive. Il peut y avoir par
exemple compétition entre les plantes pour la lumière: dans une forêt,
les espèces vont croître en hauteur le plus rapidement possible pour
capter plus de lumière.
5.4.2 Les relations de coopération:
commensalisme et symbiose
Si les écologistes ont beaucoup mis l’accent sur la compétition entre
espèces, ils s’intéressent aussi aux relations de coopération. En effet,
les Procaryotes fonctionnent rarement de manière individuelle dans
l’environnement et entretiennent souvent des relations de nature mutualiste ou symbiotique avec des organismes Eucaryotes. Selon le degré
de dépendance, on distingue:
• Le commensalisme qui est une relation dans laquelle une espèce
tire profit de l’association alors que l’autre n’y trouve ni avantage ni
inconvénient. C’est le cas par exemple pour les plantes épiphytes
comme les orchidées, ou les animaux qui se fixent sur les coquilles
des mollusques, ou encore les insectes qui vivent dans les terriers
des rongeurs ou les nids d’oiseaux.
• Le mutualisme qui est une association à bénéfices réciproques entre
deux espèces qui peuvent néanmoins mener une vie indépendante.
L’un des partenaires joue un rôle qui peut être assimilé à un service
pour son associé et reçoit en retour une «récompense» et trouve un
intérêt à cette association.
On parle le plus souvent de symbiose lorsqu’il s’agit d’une association
apparemment obligatoire et indissoluble entre deux espèces. Actuellement, chacun des grands types d’écosystèmes possède son cortège
d’associations symbiotiques, ce qui apparaît comme l’expression de
solutions adaptatives à des milieux divers. On en trouve des exemples
aussi bien dans les bactéries du tube digestif des vertébrés que dans les
récifs coralliens où les madrépores renferment dans leurs tissus des
algues unicellulaires, les zooxanthelles, qui vivent en symbiose avec
les polypes, leur fournissant diverses substances organiques qu’elles
produisent par photosynthèse.
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