5.3 Rôle des espèces dans le fonctionnement des écosystèmes
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
5.2.3 Groupes fonctionnels: complémentarité
et redondance
Il n’est pas toujours possible de déterminer précisément la contribution
relative de chacune des espèces aux processus écologiques. On appelle
«groupes fonctionnels» des ensembles d’espèces exerçant une action
comparable sur un processus déterminé ou répondant de manière similaire à des changements des contraintes externes. C’est par exemple
l’ensemble des espèces qui exploitent la même catégorie de ressources
alimentaires, ou l’ensemble des espèces intervenant sur certains
grands cycles biogéochimiques (azote, carbone, etc.).
Une fonction peut être assurée par une seule espèce ou un nombre
limité d’espèces dans un écosystème. Elle l’est parfois par un grand
nombre d’espèces dans un autre écosystème. On parle de redondance
fonctionnelle, lorsque plusieurs espèces occupent la même niche spatiale
où elles assurent des fonctions similaires, même si leur importance
relative peut varier.
5.2.4 Le cas des espèces rares
Il existe dans tout écosystème des espèces rares que l’on observe occasionnellement. Certaines sont des espèces de grande taille qui ont
besoin d’un espace vital plus grand. D’autres sont des espèces dont les
populations sont en voie d’extinction dans le biotope échantillonné,
ou qui n’y trouvent plus les conditions écologiques favorables à leur
pérennisation. D’autres encore, dans des milieux qui présentent une
grande variabilité interannuelle, peuvent être considérées comme des
espèces «en réserve», qui se mettront à proliférer dans certaines
conditions écologiques. Ainsi, les peuplements de poissons des fleuves
sahéliens contiennent des espèces qui se développement habituellement
dans les eaux courantes lorsque la pluviométrie est favorable, et d’autres
qui se mettent à proliférer dans les conditions palustres que l’on observe
lors des périodes de sécheresse.
5.3 HYPOTHÈSES CONCERNANT LE RÔLE
DES ESPÈCES DANS LE FONCTIONNEMENT
DES ÉCOSYSTÈMES
Quelle est la contribution des différentes espèces aux flux de matière et
d’énergie au sein des écosystèmes, ainsi qu’aux mécanismes de maintien
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
5.2.3 Groupes fonctionnels: complémentarité
et redondance
Il n’est pas toujours possible de déterminer précisément la contribution
relative de chacune des espèces aux processus écologiques. On appelle
«groupes fonctionnels» des ensembles d’espèces exerçant une action
comparable sur un processus déterminé ou répondant de manière similaire à des changements des contraintes externes. C’est par exemple
l’ensemble des espèces qui exploitent la même catégorie de ressources
alimentaires, ou l’ensemble des espèces intervenant sur certains
grands cycles biogéochimiques (azote, carbone, etc.).
Une fonction peut être assurée par une seule espèce ou un nombre
limité d’espèces dans un écosystème. Elle l’est parfois par un grand
nombre d’espèces dans un autre écosystème. On parle de redondance
fonctionnelle, lorsque plusieurs espèces occupent la même niche spatiale
où elles assurent des fonctions similaires, même si leur importance
relative peut varier.
5.2.4 Le cas des espèces rares
Il existe dans tout écosystème des espèces rares que l’on observe occasionnellement. Certaines sont des espèces de grande taille qui ont
besoin d’un espace vital plus grand. D’autres sont des espèces dont les
populations sont en voie d’extinction dans le biotope échantillonné,
ou qui n’y trouvent plus les conditions écologiques favorables à leur
pérennisation. D’autres encore, dans des milieux qui présentent une
grande variabilité interannuelle, peuvent être considérées comme des
espèces «en réserve», qui se mettront à proliférer dans certaines
conditions écologiques. Ainsi, les peuplements de poissons des fleuves
sahéliens contiennent des espèces qui se développement habituellement
dans les eaux courantes lorsque la pluviométrie est favorable, et d’autres
qui se mettent à proliférer dans les conditions palustres que l’on observe
lors des périodes de sécheresse.
5.3 HYPOTHÈSES CONCERNANT LE RÔLE
DES ESPÈCES DANS LE FONCTIONNEMENT
DES ÉCOSYSTÈMES
Quelle est la contribution des différentes espèces aux flux de matière et
d’énergie au sein des écosystèmes, ainsi qu’aux mécanismes de maintien
