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Chapitre 2 • Introduction
une application pourraient être utiles à d’autres applications, voire même à d’autres
utilisateurs. Ces données constituent alors ce qu’on appelle une base de données .
Gérer de telles données n’est plus à la portée de logiciels élémentaires. Garantir la
qualité des données enregistrées (retrouve-t-on ce qu’on a enregistré?), leur cohérence (le client de chaque commande est-il répertorié?), les protéger en cas d’incident, permettre à plusieurs utilisateurs d’y accéder simultanément, tout en contrôlant
strictement l’accès aux données confidentielles, offrir de bonnes performances
d’accès à toutes les applications, en particulier celles qui sont interactives, sont des
fonctions qui réclament des logiciels puissants et complexes, les systèmes de
gestion de bases de données , ou SGBD .
Ce type de logiciels constitue l’un des outils fondamentaux de développement des
grosses applications informatiques, mais aussi d’applications plus légères ou de
serveurs Web. Ils existent sur toutes les plates-formes, depuis les gros ordinateurs
(mainframes ou serveurs de grande puissance) jusqu’au PC portable ou au PDA,
voire au téléphone mobile.
2.2 BASES DE DONNÉES ET SGBD RELATIONNELS
a) Principes
Une base de données relationnelle apparaît comme une collection de tables de
données, ou fichiers plats . Il s’agit d’une structure extrêmement simple et intuitive
qui, pour l’utilisateur du moins, ne s’encombre d’aucun détail technique concernant
les mécanismes de stockage sur disque et d’accès aux données. La figure 3.6 montre
une petite base de données relationnelle constituée des tables CLIENT,
COMMANDE, DETAIL et PRODUIT. Ce schéma, qui est suffisant pour décrire les
données et leur structure, ne dit rien des techniques d’implantation de ces données
sur disque par exemple.
Toutes les manipulations s’effectuent au moyen d’un unique langage, SQL
( Structured Query Language ). Ce langage permet à l’utilisateur de demander au
SGBD de créer des tables, de leur ajouter des colonnes, d’y ranger des données et de
les modifier, de consulter les données, de définir les autorisations d’accès. Les
instructions de consultation des données sont essentiellement de nature déclarative
et non procédurale 1 . On y décrit les propriétés des données qu’on recherche, notamment en spécifiant une condition de sélection, mais on n’indique pas le moyen de les
obtenir, décision qui est laissée à l’initiative du SGBD.
Le langage SQL semble donc destiné tant au développeur informaticien qu’à
l’utilisateur final. Il est vrai que des requêtes simples s’expriment simplement.
1. On qualifie de procédurale une suite d’instructions indiquant les opérations à exécuter pour
obtenir un certain résultat. Si les instructions se contentent de décrire les caractéristiques du
résultat recherché, alors elles sont de type déclaratif . L’instruction select d’SQL est de nature
déclarative dans la mesure où l’utilisateur y décrit les données recherchées, mais ne peut spécifier
la procédure permettant de les obtenir. C’est d’ailleurs le rôle du SGBD que de construire cette
procédure et de l’exécuter.
Chapitre 2 • Introduction
une application pourraient être utiles à d’autres applications, voire même à d’autres
utilisateurs. Ces données constituent alors ce qu’on appelle une base de données .
Gérer de telles données n’est plus à la portée de logiciels élémentaires. Garantir la
qualité des données enregistrées (retrouve-t-on ce qu’on a enregistré?), leur cohérence (le client de chaque commande est-il répertorié?), les protéger en cas d’incident, permettre à plusieurs utilisateurs d’y accéder simultanément, tout en contrôlant
strictement l’accès aux données confidentielles, offrir de bonnes performances
d’accès à toutes les applications, en particulier celles qui sont interactives, sont des
fonctions qui réclament des logiciels puissants et complexes, les systèmes de
gestion de bases de données , ou SGBD .
Ce type de logiciels constitue l’un des outils fondamentaux de développement des
grosses applications informatiques, mais aussi d’applications plus légères ou de
serveurs Web. Ils existent sur toutes les plates-formes, depuis les gros ordinateurs
(mainframes ou serveurs de grande puissance) jusqu’au PC portable ou au PDA,
voire au téléphone mobile.
2.2 BASES DE DONNÉES ET SGBD RELATIONNELS
a) Principes
Une base de données relationnelle apparaît comme une collection de tables de
données, ou fichiers plats . Il s’agit d’une structure extrêmement simple et intuitive
qui, pour l’utilisateur du moins, ne s’encombre d’aucun détail technique concernant
les mécanismes de stockage sur disque et d’accès aux données. La figure 3.6 montre
une petite base de données relationnelle constituée des tables CLIENT,
COMMANDE, DETAIL et PRODUIT. Ce schéma, qui est suffisant pour décrire les
données et leur structure, ne dit rien des techniques d’implantation de ces données
sur disque par exemple.
Toutes les manipulations s’effectuent au moyen d’un unique langage, SQL
( Structured Query Language ). Ce langage permet à l’utilisateur de demander au
SGBD de créer des tables, de leur ajouter des colonnes, d’y ranger des données et de
les modifier, de consulter les données, de définir les autorisations d’accès. Les
instructions de consultation des données sont essentiellement de nature déclarative
et non procédurale 1 . On y décrit les propriétés des données qu’on recherche, notamment en spécifiant une condition de sélection, mais on n’indique pas le moyen de les
obtenir, décision qui est laissée à l’initiative du SGBD.
Le langage SQL semble donc destiné tant au développeur informaticien qu’à
l’utilisateur final. Il est vrai que des requêtes simples s’expriment simplement.
1. On qualifie de procédurale une suite d’instructions indiquant les opérations à exécuter pour
obtenir un certain résultat. Si les instructions se contentent de décrire les caractéristiques du
résultat recherché, alors elles sont de type déclaratif . L’instruction select d’SQL est de nature
déclarative dans la mesure où l’utilisateur y décrit les données recherchées, mais ne peut spécifier
la procédure permettant de les obtenir. C’est d’ailleurs le rôle du SGBD que de construire cette
procédure et de l’exécuter.
