PLANS A PLUSIEURS FACTEURS
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C. — U'LËSA‘HON DES PLANS
Les chapitres précédents portaient sur la liaison entre 2 variables. Celui-ci
est consacré à la liaison entre 2 variables, un certain nombre d’autres variables
étant supposées conistantes, par exemple entre la numération globulaire et
l’époque, pour une personne donnée, ou entre la croissance du B.C.G. et le
milieu de culture pour un opérateur et une position du tube donnés; plus précisément entre une variable quantitative aléatoire, et divers facteurs qualitatifs dont on détermine le rôle propre.
Ces facteurs qualitatifs peuvent être aléatoires ou contrôlés : ainsi, dans le
tableau 53, les trois premiers exemples ne comportent que des facteurs contrôlés;
dans le quatrième gurent l facteur contrôlé (l’enquêteur) et 1 facteur aléatoire (l’appartenance au groupe cancéreux ou témoin).
Cette. distinction dénit deux situations entièrement différentes : à tout
facteur contrôlé correspond une situation expérimentale, dans laquelle on peut
prétendre, si le facteur a été réparti par tirage au sort, à l’interprétation causale; à tout facteur aléatoire correspond une situation d’observation, où l’in—
terprétation causale est impossible. Ainsi, dans l’exemple 1 du tableau 53, est—il
possible de chercher l’eet du phénobarbital ou de l’alitement. Dans l’exemple 4
on a, pour le facteur enquêteur, une situation expérimentale et si les malades
ont été répartis par tirage au sort entre les enquêteurs, les différences éventuelle—
ment observées entre eux seront bien dues à leur manière d’interroger; par
contre l’appartenance au groupe cancéreux ou témoin dénit une enquête
d’observation et une différence éventuellement observée entre les deux groupes
ne prouvera pas une relation causale.
Cependant, si les deux situations sont possibles, c’est pour la situation
expérimentale que les plans ont d’abord été mis au point, qu’ils sont le plus
généralement utilisés, et qu’ils rendent le plus de services. Ainsi, dans la majo—
rité des cas, s’agit—il de plans expérimentaux, portant sur des facteurs contrôlés,
dont on cherche l’eet propre.
Il existe deux éventualités où on a intérêt à introduire simultanément plusieurs facteurs contrôlés :
a) Le contrôle de plusieurs facteurs intéressants permet de les étudier simul—
tanément : c’est le cas pour
les trois premiers exemples du
tableau
et
pour
celui des 2 goudrons utilisés avec 3 méthodes de badrgœnnage differentes.
Dans le premier exemple, la méthode classique,
qu1 ex1ge de ne faire var1er
qu’un facteur à la fois, aurait conduit à étudier :
—
l’effet du phénobarbital sur des malades soumis
à des conditions iden—
tiques vis-à—vis de l’alitement, dans un essai portant sur par exemple 100 sujets,
—
l’effet de l’alitement, sur des malades soumis
à des conditions iden—
tiques vis-à-vis du phénobarbital,
dans un essai portant sur par exemple
100 sujets.
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C. — U'LËSA‘HON DES PLANS
Les chapitres précédents portaient sur la liaison entre 2 variables. Celui-ci
est consacré à la liaison entre 2 variables, un certain nombre d’autres variables
étant supposées conistantes, par exemple entre la numération globulaire et
l’époque, pour une personne donnée, ou entre la croissance du B.C.G. et le
milieu de culture pour un opérateur et une position du tube donnés; plus précisément entre une variable quantitative aléatoire, et divers facteurs qualitatifs dont on détermine le rôle propre.
Ces facteurs qualitatifs peuvent être aléatoires ou contrôlés : ainsi, dans le
tableau 53, les trois premiers exemples ne comportent que des facteurs contrôlés;
dans le quatrième gurent l facteur contrôlé (l’enquêteur) et 1 facteur aléatoire (l’appartenance au groupe cancéreux ou témoin).
Cette. distinction dénit deux situations entièrement différentes : à tout
facteur contrôlé correspond une situation expérimentale, dans laquelle on peut
prétendre, si le facteur a été réparti par tirage au sort, à l’interprétation causale; à tout facteur aléatoire correspond une situation d’observation, où l’in—
terprétation causale est impossible. Ainsi, dans l’exemple 1 du tableau 53, est—il
possible de chercher l’eet du phénobarbital ou de l’alitement. Dans l’exemple 4
on a, pour le facteur enquêteur, une situation expérimentale et si les malades
ont été répartis par tirage au sort entre les enquêteurs, les différences éventuelle—
ment observées entre eux seront bien dues à leur manière d’interroger; par
contre l’appartenance au groupe cancéreux ou témoin dénit une enquête
d’observation et une différence éventuellement observée entre les deux groupes
ne prouvera pas une relation causale.
Cependant, si les deux situations sont possibles, c’est pour la situation
expérimentale que les plans ont d’abord été mis au point, qu’ils sont le plus
généralement utilisés, et qu’ils rendent le plus de services. Ainsi, dans la majo—
rité des cas, s’agit—il de plans expérimentaux, portant sur des facteurs contrôlés,
dont on cherche l’eet propre.
Il existe deux éventualités où on a intérêt à introduire simultanément plusieurs facteurs contrôlés :
a) Le contrôle de plusieurs facteurs intéressants permet de les étudier simul—
tanément : c’est le cas pour
les trois premiers exemples du
tableau
et
pour
celui des 2 goudrons utilisés avec 3 méthodes de badrgœnnage differentes.
Dans le premier exemple, la méthode classique,
qu1 ex1ge de ne faire var1er
qu’un facteur à la fois, aurait conduit à étudier :
—
l’effet du phénobarbital sur des malades soumis
à des conditions iden—
tiques vis-à—vis de l’alitement, dans un essai portant sur par exemple 100 sujets,
—
l’effet de l’alitement, sur des malades soumis
à des conditions iden—
tiques vis-à-vis du phénobarbital,
dans un essai portant sur par exemple
100 sujets.
