rl’raîne lourde à la main dite caille
101
Le gros problème du lançon est sa conservation. Lorsqu’on
le pêche soi-même, à la bâche, il est momentanément
'
conservé dans un grand seau d’eau fraîche, Le placer au plus
vite dans
vivier ottant car, plus chétif que l’anguille,
le lançon ne survit pas à un manque d’oxygène.
Les pêcheurs d’autrefois utilisaient des viviers remorquables en forme de cercueils qui, en Normandie, portaient le
joli nom de << réserveux >>. Ces viviers ottants comportaient
des cloisons intérieures pour casser le roulis. A petite vitesse,
‘
le poisson ne souffrait pas, dit—on, de la remorque. Les Viviers
remorqués avaient en outre l’avantage de laisser derrière
eux un sillage parfumé qui attirait les poissons.
Le vivier intérieur communiquant avec la mer, comme celui
des langoustiers, semble la solution idéale pour Conserver
la boëtte et créer un sillage odoriférant. } e me demande pour—
quoi les chantiers navals ne pensent pas à en équiper les
_
bateaux de pêche°
Autre solution : un grand bac plastique dont l’eau est aérée
par une pompe à air électrique branchée sur la batterie du
bord.
'
L’achat du lançon à des professionnels qui le pêchent avec
des filets spéciaux à maille fine ne supprime pas le problème
.
de la conservation. Le lançon est la boë-tte absolue quand
'
résolu le problème de sa conservation.
Montage. ldentique à celui de l’anguille. En bout des lèvres,
ou à deux hameçons.‘ Vu leur fragilité, manipuler les lan—
çons d’une main légère. Les professionnels piquent les
lançons par les lèvres et les équilles par le dos. J’ignore
complètement les raisons de ces subtilités.
Petits poissons du bord
Les plus communs sont les gobies, les loches et les corlazos
(voir illustration 21). Rendons d’abord hommage aux gobies.
Jusqu’à ces dernières années, je les prenais pour une méprisable godaille, juste bonne à occuper les enfants. Stupide
ignorance. Outre l’honneur d’être la plus gastronomique friture de nos eaux (mais oui, essayez), plus parfumés que
les
lançons, les gobies sont de bons vifs pour
la caille. Leurs
corps ramassés, 10 à 12 centimètres, sont avalés en une seule
101
Le gros problème du lançon est sa conservation. Lorsqu’on
le pêche soi-même, à la bâche, il est momentanément
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conservé dans un grand seau d’eau fraîche, Le placer au plus
vite dans
vivier ottant car, plus chétif que l’anguille,
le lançon ne survit pas à un manque d’oxygène.
Les pêcheurs d’autrefois utilisaient des viviers remorquables en forme de cercueils qui, en Normandie, portaient le
joli nom de << réserveux >>. Ces viviers ottants comportaient
des cloisons intérieures pour casser le roulis. A petite vitesse,
‘
le poisson ne souffrait pas, dit—on, de la remorque. Les Viviers
remorqués avaient en outre l’avantage de laisser derrière
eux un sillage parfumé qui attirait les poissons.
Le vivier intérieur communiquant avec la mer, comme celui
des langoustiers, semble la solution idéale pour Conserver
la boëtte et créer un sillage odoriférant. } e me demande pour—
quoi les chantiers navals ne pensent pas à en équiper les
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bateaux de pêche°
Autre solution : un grand bac plastique dont l’eau est aérée
par une pompe à air électrique branchée sur la batterie du
bord.
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L’achat du lançon à des professionnels qui le pêchent avec
des filets spéciaux à maille fine ne supprime pas le problème
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de la conservation. Le lançon est la boë-tte absolue quand
'
résolu le problème de sa conservation.
Montage. ldentique à celui de l’anguille. En bout des lèvres,
ou à deux hameçons.‘ Vu leur fragilité, manipuler les lan—
çons d’une main légère. Les professionnels piquent les
lançons par les lèvres et les équilles par le dos. J’ignore
complètement les raisons de ces subtilités.
Petits poissons du bord
Les plus communs sont les gobies, les loches et les corlazos
(voir illustration 21). Rendons d’abord hommage aux gobies.
Jusqu’à ces dernières années, je les prenais pour une méprisable godaille, juste bonne à occuper les enfants. Stupide
ignorance. Outre l’honneur d’être la plus gastronomique friture de nos eaux (mais oui, essayez), plus parfumés que
les
lançons, les gobies sont de bons vifs pour
la caille. Leurs
corps ramassés, 10 à 12 centimètres, sont avalés en une seule
