Outillage adapté au comportement du poisson 59
fabricants pour ferrer le chaland. Pendant cette période, par
esprit de contradiction, je n’ai utilisé qu’un seul leurre, d’une
seule couleur. C’était un excès, comme c’est un excès
d’embarquer une panoplie de leurres bigarrés. Maintenant
l’expérience m’a enseigné que le choix des leurres n’est pas
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un paramètre négligeable mais qu’il est vain de s’exposer
à des choix embarrassants et que l’on peut cduvrir tous les
cas de figure avec deux ou trois leurres et
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leurs seulement
.
'
.
2, La
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,
,
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Eu égard au comportement du poisson, à sa méfiance, à sa
brutalité, à sa boulimie, la valeur d’une ligne dépend de quatre facteurs : son adéquation au type de
son
'
équilibre entre la finesse et la résistance, sa longueur, sa
'
manœuvrabilité.
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de la hgne
au type de pêche
Sans entrer encore dans les détails, comparons les conditions de traîne au fond et celles de traîne en surface;
’
Traîne au fond. Le leurre musarde à proximité du fond. Le
poisson chasseur a le temps de se livrer à une inspection
en règle. Conséquences : le leurre doit ressembler à un vrai
poisson et imiter sa nage. La ligne doit être discrète, donc
aussi fine que possible.
Traîne en surface. Les besoins sont diamétralement opposés. Le leurre est traîné à grande vitesse. Il ricoche sur la
peau de l’eau et laisse un gros sillage, comme celui d’un
poisson chassé. Le poisson chasseur ne s’accorde pas le temps
de réfléchir. ll obéit à des réexes conditionnés. Il attaque
sans discernement, au jugé. Le choc est brutal. Conséquences : la finesse de la ligne et la ressemblance du leurre avec
un animal vivant sont secondaires. Par contre, des mesures
doivent être prises sur le plan de la solidité et du vrillage,
fléau obsédant des traînes rapides.
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