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Mise au point de bons outils de pêche
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Il sait, lui, par exemple, que certains leurres émettent“
”
ondes à basse fréquence, qui portent loin, à 500 mètres etî
même au—delà. Ce sont des ondes omnidirectionnelles de
liement. Elles rameutent le poisson. Elles excitent sa curio-;
sité. Elles l’attirent vers le leurre et le panier du pêcheur.Ï
Plus les leurres sont lourds, longs, lents et rigides, plus les
ondes portent loin. Les cuillers lourdes et les Rapala sont
r
représentatifsde cette catégorie de leurres. D’autres
res émettent des ondes à haute fréquence. ils sont vifs, légers,
,_
rapides, bruyants. Leurs ondes ne portent pas loin, guère
—
au-delà de 50 mètres. En revanche, ce sont des ondes d’agres—
‘
:
sion. Elles manquent de puissance mais elles font des ravages. Elles provoquent chez les poissons chasseurs de puis'
santes envies de mordre. Les cuillers légères et les Rapala
sont représentatifs de cette famille de leurres.
Autre découverte importante des acousticiens dont nous nous
emploierons à tirer parti : les leurres de surface portent plus
loin que les leurres du fond. La surface, en effet, forme un
écran où rebondissent et se propagent les ondes. Le fond,
au contraire, avec sa végétation et
les absorbe
et en réduit la portée.
Notre stratégie en matière de leurres découlera en bonne
logique de l’équipement sensoriel des poissons et des propriétés acoustiques des leurres.
Sur un lieu de pêche archiconnu et précis au mètre près,
au contact d’un banc au mordage, nous ne négligerons pas
les leurres émettant en haute fréquence. Ils déclencheront
le maximum d’attaques.
Dans les autres cas, nous donnerons la priorité à des leurres émettant à basse fréquence, pour alerter les poissons de
loin et les attirer. Ces leurres de ralliement déclencher0nt
aussi des réexes d’agression. Arrivés
leur proximité, les
chasseurs les attaqueront à vue. Parce que les poissons chasseurs voient clair, ils'verront leur silhouette, leur nage ondulante, leurs allures syncopées, leurs brillances, leur sillage,
leurs ricochets, certains détails grossis de leurs corps, comme
leurs yeux ou des taches de couleur, autant de signes visibles qui les leurreront sans merci.
Durant plusieurs années, j’ai cru que la prolifération des
leurres et leurs couleurs variées étaient une invention des
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