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70. LES LIGNES DU THONIER
Le thonier traîne un banc de 18 leurres, répar—
porte un nom logique et occupe une place pré—
tis sur un demi—hectare.
cise. La fantaisie populaire reprend ses droits
Les uns caracolent à 100 m derrière le bateau,
avec
la courte ligne de couronnement, la
assez loin pour rassurer les poissons timorés.
Marie—jules, qui traîne à 15 m des poulaines,
Les autres ricochent dans le sillage oxygéné,
les cabinets de l ’équipage. Elle était surnom—
à 15 m du tableau arrière. La plupart danmée « toul mor (« trou du cul » en breton)
sent sur la peau de l’eau, tandis que
4 d’entre
ou, mieux encore, « mange—merde ».
eux, les « plombs », ici représentés en noir,
La répartition des leurres sur un vaste ess’enfoncent légèrement sous la surface. Il y
pace permet de simuler un banc, de séparer
en a pour tous les goûts, les tempéraments,
les lignes pour ne pas les embrouiller, et de
_
toutes les humeurs. Les marins sont à l’aise
ratisser large. Une prodigieuse machine
dans le faisceau de ficelles. Chaque ligne
à pêcher.
‘ Les longueurs et dispositions respectives des lignes les unes
par rapport aux autres permettaient de rentrer n’importe
quelle ligne sans accrocher ses voisines : c’était le plus
important et cela mérite un examen détaillé.
Manoeuvre des hgnes
Les lignes _tangonnées étaient montées selon un ingénieux
système de cargues, pantoires et hale—à—hord. Ne pas se laisser impressionner par ce vocabulaire ésotérique. Ces noms
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