La leçon magistrale des thoniers à voile 255
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bizarres permettaient de désigner des bout’s ou des parties
‘
de bout’s, auxquels il fallait bien donner un nom pour éviter les confusions.
Qargnes et panteires
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Elles servaient à maintenir la ligne sur le tangon et àla rac—
.
courcir. La face arrière des tangons était équipée de poulies ou de margouillets, simples anneaux de bois. Ce n’était
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pas la ligne elle—même qui passait dans les poulies ou les
margouillets, c’était un filin, à l’extrémité duquel était frappée la ligne. Entre la poulie et la ligne, ce bout’ s’appelait
la pantoire, celle qui porte. Entre la poulie et le bateau, il
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s’appelait cargue, de l’espagnol cagar, peser, c’est-à-dire
hisser.
Pour raccourcir la ligne, on la carguait, on tirait sur la car—
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gue jusqu’à ce que la ligne vienne au contact du tangon.
Elle était alors raocourcie de la longueur de la pantoire (illus—
tration 72).
Hale=à—bord
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ll servait à
haler la ligne à bord, malgré son éloignement
qui était d°une vingtaine de mètres pour les premières. Le
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principe du hale-à—bord était d’une simplicité désarmante
(voir illustration 72). Pour amarrer la pantoire sur la ligne,
on faisait sur celle-ci un nœud à plein poing. L’amarrage
effectué, la ligne revenait à bord, et cette partie de laligne
constituait le hale-à—bord. Il suffisait de la haler pour amener la ligne à bord.
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Les 14 lignes de tangon et la sabaille étaient montées avec
le système des pantoires, cargues
et hale-à-bord. Seuls les
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deux bonhommes et la Marie—jules étaient amarrés directement sur le tableau arrière.
Étant donné le rôle des hale-à-bord quand le poisson d0nnait, ils étaient réunis dans des râteliers boulonnés sur le
pavois.
Action de pêche
Elle se décomposait en quatre temps : détection de la ligne
où le poisson était pris, cargue,
c’est-à-dire raccourcissement
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