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Traîne lourde avec une canne
207
lent de mouliner que de ramasser à la main. D’où la nécessité de manœuvrer vite pour avoir le minimum de nylon à
rembobiner. D’où aussi une perterfréquente des leurresqui
n’attendent pas que le plomb soit décroché pour aller se
poser au fond.
€apture
.
'
Le ferrage du poisson est aisément perceptible, à cause de
la flexibilité du scion, toute relative qu’elle soit;
Le poisson est ramené Sans discussion, en pompant et en
moulinant. Les risques de casse'sont minimes puisque la
-
médiocre exibilité de la canne est compensée par l’inertie
du plomb. Celui—ci, commeà la caille, est animé d’un mouvement d’ascenseur qui éreinte le poisson à chaque tentative qu’il fait pour se délivrer.
Cela dit, en cas de capture, ne pas tirer comme un sourd.
Pomper avec moins de conviction que lorsqu’il s’agit seule—
ment de récupérer la ligne.
Lorsque le plomb est parvenu à 1,50 m environ de l’anneau
de tête, le pêcheur l’attrape et le loge dans sa boîte. La canne
est plantée dans le porte-canne. Le haut de ligne est saisi
avec délicatesse entre les pouces et les index. Le poisson,
à moitié groggy, hors de combat, est amené précautionneusement au bateau. On donne du mou lors de ses ultimes soubresauts, un mou contrôlé en pinçant le fil. Il est embarqué
à bord d’autorité s’il est gringalet, ou bien à l’épuisette si
c’est un colosse.
Position du pêcheur—barreur—
pompeur—moulmeur
La traîne lourde à la canne n’est pas
une entreprise léni—
fiante pour vieillards cacochymes. Ce n’est pas non plus
les
galères, ni la géhenne promise aux pauvres pêcheurs. A condi—
tion toutefois d’adopter une position correcte.
Les positions sont affaire d’habitude, de place, de taille du
bonhomme et de taille du bateau. Certains préfèrent
rester
assis et bloquer la canne dans leur entrejambe ou, au
Traîne lourde avec une canne
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lent de mouliner que de ramasser à la main. D’où la nécessité de manœuvrer vite pour avoir le minimum de nylon à
rembobiner. D’où aussi une perterfréquente des leurresqui
n’attendent pas que le plomb soit décroché pour aller se
poser au fond.
€apture
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Le ferrage du poisson est aisément perceptible, à cause de
la flexibilité du scion, toute relative qu’elle soit;
Le poisson est ramené Sans discussion, en pompant et en
moulinant. Les risques de casse'sont minimes puisque la
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médiocre exibilité de la canne est compensée par l’inertie
du plomb. Celui—ci, commeà la caille, est animé d’un mouvement d’ascenseur qui éreinte le poisson à chaque tentative qu’il fait pour se délivrer.
Cela dit, en cas de capture, ne pas tirer comme un sourd.
Pomper avec moins de conviction que lorsqu’il s’agit seule—
ment de récupérer la ligne.
Lorsque le plomb est parvenu à 1,50 m environ de l’anneau
de tête, le pêcheur l’attrape et le loge dans sa boîte. La canne
est plantée dans le porte-canne. Le haut de ligne est saisi
avec délicatesse entre les pouces et les index. Le poisson,
à moitié groggy, hors de combat, est amené précautionneusement au bateau. On donne du mou lors de ses ultimes soubresauts, un mou contrôlé en pinçant le fil. Il est embarqué
à bord d’autorité s’il est gringalet, ou bien à l’épuisette si
c’est un colosse.
Position du pêcheur—barreur—
pompeur—moulmeur
La traîne lourde à la canne n’est pas
une entreprise léni—
fiante pour vieillards cacochymes. Ce n’est pas non plus
les
galères, ni la géhenne promise aux pauvres pêcheurs. A condi—
tion toutefois d’adopter une position correcte.
Les positions sont affaire d’habitude, de place, de taille du
bonhomme et de taille du bateau. Certains préfèrent
rester
assis et bloquer la canne dans leur entrejambe ou, au
