Traîne lourde avec une canne
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Ainsi, en traînant au fond avec une canne, il n’y a à espérer ni les sensationsfortes que procurent les cannes légè'
res, ni un affinement de l’appareil à pêcher qu’est la ligne.
'
C’est dommage mais c’est inévitable. Par ailleurs, quitte à
décevoir les adeptes de la canne, je crois pouvoir affirmer
objectivement que la traîne au fond avec une canne est plus
lente et plus fatigante que la traîne à main nue.
Plus lente : on rentre effectivement moins vite un corps de
ligne en le moulinant qu’en le brassant main sur main. On
remonte moins vite un poisson en pompant avec une canne
qu’en le hissant d’autorité àla main. Enfin, avec une canne,
-
les opérations de décrochage demandent plus de temps qu’à
.
la main.
-
,
-
Plus fatigante : tourner sans arrêt la manivelle d’un moulinet pour récupérer 50 mètres de nylon lourdement lesté, il
y a de quoiattraper des crampes. Faucher avec une canne
_
pour animer le leurre, en se rappelant que cette canne est
un levier et qu’au b0ut de ce levier est remorqué un plomb,
il y a de quoi perdre son enthousiasme.
_
En revanche, la canne apporte un gain de manœuvrabilité
certain. Les jours de mauvais temps, le corps de ligne inuti—
lisé est réembobiné aussitôt sur le moulinet. Il ne traîne pas
au fond du cockpit, exposé aux déplacements du pêcheur
_
et à l’agitation de l’eau embarquée.
-
Plusieurs pêcheurspeuveht s’activer de compagnie sans se
gêner ni passer leur temps à marcher sur la ligne du voisin.
-
che moins que le mastar de la caille. De surcroît, ses risques de perte sont atténués : le moulinet contient plus de
fil qu’il n’en faut pour que
le pêcheur salement accroché
soit capable de filer autant de nylon que le réclame une situa—
tion désespérée.
Traîne à main nue? Trains avec une canne? C’est comme
l’amour, ça ne se discute pas. À chacun de choisir la traîne
qu’il aime. Pour ma part, je m’intéresse davantage aux poissons, à la mer, au ciel, aux courants, aux marées, au pay—
sage marin qu’au matériel de pêche. ] e préfère
donc la caille
à la canne. Mais il est légitime qu’un plaisancier préfère
avant tout manipuler un beau matériel. Il doit impérieusement suivre sa pente naturelle et pêcher avec une canne.
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Ainsi, en traînant au fond avec une canne, il n’y a à espérer ni les sensationsfortes que procurent les cannes légè'
res, ni un affinement de l’appareil à pêcher qu’est la ligne.
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C’est dommage mais c’est inévitable. Par ailleurs, quitte à
décevoir les adeptes de la canne, je crois pouvoir affirmer
objectivement que la traîne au fond avec une canne est plus
lente et plus fatigante que la traîne à main nue.
Plus lente : on rentre effectivement moins vite un corps de
ligne en le moulinant qu’en le brassant main sur main. On
remonte moins vite un poisson en pompant avec une canne
qu’en le hissant d’autorité àla main. Enfin, avec une canne,
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les opérations de décrochage demandent plus de temps qu’à
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la main.
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Plus fatigante : tourner sans arrêt la manivelle d’un moulinet pour récupérer 50 mètres de nylon lourdement lesté, il
y a de quoiattraper des crampes. Faucher avec une canne
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pour animer le leurre, en se rappelant que cette canne est
un levier et qu’au b0ut de ce levier est remorqué un plomb,
il y a de quoi perdre son enthousiasme.
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En revanche, la canne apporte un gain de manœuvrabilité
certain. Les jours de mauvais temps, le corps de ligne inuti—
lisé est réembobiné aussitôt sur le moulinet. Il ne traîne pas
au fond du cockpit, exposé aux déplacements du pêcheur
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et à l’agitation de l’eau embarquée.
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Plusieurs pêcheurspeuveht s’activer de compagnie sans se
gêner ni passer leur temps à marcher sur la ligne du voisin.
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che moins que le mastar de la caille. De surcroît, ses risques de perte sont atténués : le moulinet contient plus de
fil qu’il n’en faut pour que
le pêcheur salement accroché
soit capable de filer autant de nylon que le réclame une situa—
tion désespérée.
Traîne à main nue? Trains avec une canne? C’est comme
l’amour, ça ne se discute pas. À chacun de choisir la traîne
qu’il aime. Pour ma part, je m’intéresse davantage aux poissons, à la mer, au ciel, aux courants, aux marées, au pay—
sage marin qu’au matériel de pêche. ] e préfère
donc la caille
à la canne. Mais il est légitime qu’un plaisancier préfère
avant tout manipuler un beau matériel. Il doit impérieusement suivre sa pente naturelle et pêcher avec une canne.
