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Outils de la traîne au fond
Une fois la décision prise, pas de demi—mesures. Ou bien
_
le pêcheur s’amuse à pêcher pauvre, à retrouver, les mains
nues, le sixième sens du proto—pêcheur, et il accepte les limi—
tes de la caille. il pêche pauvrement, qu’il soit chômeur ou
_
milliardaire. Ou bien, au contraire, il mise sur la technologie de notre temps. Alors il accepte les conséquences de son
choix. Il investit dans le matériel le plus performant sans
rechigner à la dépense, encore que le matériel somptueux
ne soit pas une garantie de succès.
J e suis sorti une marée, en Normandie, avec deux « barmen » réputés. Leur équipement était composé d’une canne
et d’un moulinet folkloriques. Leur canne, un bambou dérii—
ché je ne sais où, tenait plus du manche à balai que du reseau
pensant. Quant à leur moulinet, à gigantesque tambour tour—
.
nant, ils l’avaient fabriqué eux—mêmes, avec du contre-plaqué
<< marine >> et... le moyeu d’une roue de vélo! Ce matériel
surréaliste était extraordinairement fonctionnel. Plus fonctionnel que beaucoup de
hors de prix. Tout—bien
pesé, lepr—oblème du matériel pour traîner à la canne n’est
pas un problème d’argent. C’est un problème de philoso’
phie sportive.
}
.
1. Le moulmet
Dans la traîne lourde avec une canne, la canne n’est pas,
*
comme
on
pourrait s’y attendre, l’élément principal de -
l’outillage. L’élément principal, c’est le moulinet. Or, le choix
d’un moulinet convenant à ce type de traîne est restreint,
et l’adoption quasi obligatoire d’un modèle de moulinet
entraîne le choix automatique d’un modèle de canne. Rai—
sonnons donc d’abord le choix du moulinet.
«
Tambour fixe »
ou « tambour tournant »?
_
Le moulinet << à tambour fixe » est l’invention d’un Français qui portait le joli nom d’Henri de France. Ayant enroulé
une soie sur une boîte de conserve, dit la légende, Henri
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